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Vol. I.
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EN E S P A G N E.

Sec t. I. 5

& des trente rendues à Corfinium il forma fur le champ trois nouvelles lé-gions dont il reçut le serment. Ainsi dans T intervalle d’environ trois mois Voyízm»César leva seize légions. Ces troupes étant pour la plupart de nouvellel ev ée, n’étoientni si bonnes, ni si sûres que ses vieilles légions; mais person- raiHtairetlesne n entendoit si bien que lui, sart de gagner les esprits & de s’attacher le cfsar.soldat. Sa libéralité, toujours exercée à propos, accréditoit ses promesses pour1 avenir par une ruse vraiment nouvelle il eut sart de s’en faire prêter de l’argentpour leur faire prendre un plus vif intérêt à fes succès. En avançant encore lesofficiers de ses vieilles bandes, qui n’avoient qu'un grade subalterne, à des em-plois plus honorables dans les nouvelles légions, & en y plaçant avantageuse-ment un grand nombre de vétérans, il leur donna d’excellens maîtres pour ladiscipline & des íùrveillans fideles pour leur conduite. On observe cependant,qu il eut la politique de ne les réunir jamais en grands corps & qu’il ne s’enservit qu’en petit nombre dans des occasions décisives (III.).

Dès que les premiers succès promirent à César la conquête de sltalie,il songea auísi aux moyens de s’emparer de la Sicile, Cette Isle étant legrénier d’où s Italie tiroit en grande partie sa subsistance il falloit nécessai-rement en être le maître pour se maintenir à Rome. II ne tarda donc pasd y détacher Curion avec les trois légions de Corfinium qui venoientde lui prêter serment. Le parti Républicain convaincu de simportan-ce de cette Isle y avoit envoyé Caton, chargé de faire usage de toutes les res-sources possibles, pour s’y soutenir. Mais la prompte arrivée de Curion dé-concerta d’abord toutes ses mesures. Ses levées ne surent pas prêtes, & ilne crut pas les forces qu’il avoit en mains, suffisantes pour lui résister. IIprit donc le parti d’abandonner la Sicile, & de s’enfuir avec une précipita-n? n .stì" mdigna Cicéron & tous les partisans de Pompée *). Si on ré-fléchit, que peu de temps après son départ deux des légions de Curion furentfur le point de se révolter contre leur Chef, il semble que le nom & sauto-nte àn Caton les auroient bien plutôt engageés à changer de parti quetQ utes les insinuations d’un Quintilius Varus, & qu’avec un peu de fermeté

J ato q U i Siciliam tcnere nullo negotio ta Sardiniatn teneat. Efi enim rumor. 0 , fipotuit, cF, fi tenuijfet, omnes boni ad eum idfuerit , turpem Catonem.j. contll ^Is ent , Syracvfis profectus eft ante Qu’on compareEp. XII. du même Livre, oùem VIII, Kal. à», utinam , quod aiunt, Cot- il dit, potuijse certe tenere illam Provinciamscio •

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Cic. adAtt. X. i í.