GUERRE DE CÉSAR
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puissance en Espagne, fit lever une nouvelle légion, toute composée des ha-bitans des Colonies, & ordonna d’enrôler en meme temps un grand nom-'bre d’Espagnols pour en former des corps considérables de troupes auxiliai-res, tant d’infanterie que de cavalerie, quoique la Province n eut aucun en-CxC de b. c. nemi à craindre. Ayant encore à fa disposition une nombreuse armée enLib. i. Jt a lì e 9 il vit pour lors fans grande inquiétude ^augmentation de celle de
Gh * César* dans les Gaules &c ne s’imagina pas qu’il devint jamais assez puissant,
pour pouvoir lui tenir tete.
II répartit le gouvernement de fa vaste Province entre trois personnesdont la valeur, la capacité & le dévouement à ses intérêts, lui croient con-nus. II les y envoya en qualité de Lieutenans, Légati; fans se soucier quele Sénat eût aggréé son choix, comme c’étoìt la coutume. De ces Lieute-nans Afranius commandoit à la tête de trois légions dans l’Espagne, nomméepour lors la Taraconoise & la citérieure, & dont l’étendue étoit bien plusgrande que celle de l’autre Province. Ce Romain avoir eu part à toutes lesr lac. Se r- guerres dans lesquelles Pompée avoir acquis de la gloire; à la bataille près de%oriu! - la riviere de Sucron contre Sertorius, il remporta la victoire avec l’aîle qu’ilcommandoit, tandis que l’autre que Pompée mena en personne, sut battue& taillée en pièces. Dans la guerre de Mithridate, il battit les Arabes & dé-plut. « fit les Parthes, qui après la défaite deTigranes avoient envahi les États de ceFoxpée. Aoi. Le crédit & la reconnoissance de Pompée l’éleverent au Consulat cndépit des gens de bien, qui ne lui accordoient que des talens pour la guerre,mais qui ne lui connoissoient ni fermeté ni sagesse ni assez de gravité pours’acquitter de cette premiere charge de la République. Peu de temps avantcette guerre, il avoir vaincu la nation des Vxccéens , enclavée dans son Gou-vernement, ôc qui s’étoit révoltée contre fa domination.
La réputation de son Collègue Petreïus étoit encore mieux établie. C’é-toit un vieux Soldat, ferme 8c zele Républicain, qui avoir toujours vécufans tache- II y avoir treize ans, que commandant les légions de laRépubli-que sous le Consul Antoine, il défit l’armée de Catilina. L altiste *) parle deCatiiia. j u ^ comme d’pn homme de guerre, qui avoir servi plus dé trente ans dansC ' 59 les armées en qualité de Tribun, d’Officier général, de Lieutenant & mê-
•) Homo militaris , qnod amplitu annos plerosque ipfos, saBttque eomm fortia nove-trìginta, tribunus, aut prafeBtis, aat lega- rat ; ìn commemorando militum animos accethtus, aut prœtor cum magna gloria f mat, débat.