Band 
Vol. I.
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24
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GUERRE DE CÉSAR

Cicer. adAttic.lib. X.Ep.

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passer la Segre, & on se seroit épargné bien du chemin & du danger, sur tout íorsquela communication fut interrompue par le grand débordement des rivières.

( VIIL ) P a g- *3*

Corfinium fut pris le i. de Janvier, & Vibullius Rufus à qui Céíàr donna laliberté, alla d’abord après la prise de cette ville, joindre Pompée à Brendes. Si oacalcule le temps qu’exige un voyage de Brendes qui est à Pextrémité de l’Italie par lesAlpes & les Pyrénées jusqu’au fond de l’Éspagne, on voit qu’il ne pouvoit y être arri-vé qu’environ six ou sept semaines, avant la marche de Fabius qui se mit en chemin àpeu près vers le i. d’Avril.

(IX.) pag. 14 .

On voit par les lettres de Cicéron à Atticus avec quelle impatience les Parti-sans de Pompée attendoient la nouvelle de la marche de Petreius. Cicéron en eut quel-ques avis avant le 16 . Mars; mais ce n’étoit qu’un bruit vague, comme il en couroicpour lors beaucoup. Instruit dans la fuite de la réalité de ce bruit il conçut de grandesespérances fur le succès de la guerre.

( X. ) à la même page.

On lit dans le texte qu’il y avoir près de quatre vingt Cohortes de ces trou-pes Espagnoles dans Parmée. Ce seroient au-delà de quarante mille hommes, en ad-mettant le nombre ordinaire de cinq ou de six cens hommes dans chaque cohorte. Decette manière il y auroit eu plus d’Espagnols à Parmée que de troupes Romaines dont lenombre ne surpassoit pas celui de trente mille hommes. Mais nous ne trouvons pasdans Phistoire de cette guerre des indices d’une aussi excessive multitude d’Espagnols.Dans Tordre de Bataille Afranius en forma seulement une ligne, tandis que les Romainsétoient sur deux, & Dion Cassius dit expressément que 1 armée de Céíàr qui n’excédoitpas quarante mille hommes, etoit beaucoup plus nombreuse que celle des Lieutenans dePompée. II est donc très vraisemblable que dans les Manuscripts le chiffre de XXC a étéaltéré, comme il arrive souvent, ou que les Cohortes Espagnoles n’étoient pas aussi sorte»que celles des Romains.

César met une différence entre les Cohortes de l’Eípagne citérieure qui portoientdes boucliers, & celles de Pulterieure qui étoient armées de Cetres ou de petits écus-sons. Prœterea sc ut a t ce citerions Provinciœ , & cetratœ ulterioris Hifpanice c irri-ter cohortis XXC. La Cetre fut de tout temps larme particulière des Espagnols, cen’étoit qu’un petit ecufíon fort leger & fait de cuir. Cetra , scutum leve, loreum quoutebantur Afri & Hispani, comme dit Servius. Selon Tite Live la Cetre ressembloitbeaucoup à la Pelte dont Iphicrate avoit introduit Pusage parmi les Grecs, & dont seservoit une espece de troupes moins pesamment armées que les Phalangites & nomméesPeltastes. Ces petits boucliers étant pour la plupart ronds & de deux pieds de diamè-tre faisoient Parme défensive de l’Infanterie légére, & ses anciens monumens nous mon-trent Pusage qu’elle en faisoit, pour se couvrir la tête, surtout lorsqu’elle étoit aux pri-se»