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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. L -.z

vingt & sept jours à marcher avant d’arriver à leur destination, supposé qu’elles enflentfait vingt milles par jour fans se reposer. Si elles partirent dès l’arrive'e de César a Riminile xq. ou le 2,0. deFevrier, comme il est très vraisemblable qu’elles le firent, il estpossible, qu’elles se soient déjà trouvées devant les portes de Marseiíles vers le 16. oule 17. du mois de Mars. Ce seroit alors à peu près l’époque du commencement du siè-ge qui fut bientôt suivi du départ de Parmée de Fabius pour PEÍ’pagne.

La grande route de Rimini à Marseiíles, passoit pour lors par Modene, Parme,Plaisance & Tortone. Jusqu’à cette derniere ville il y avoit deux cent vingt neuf mil-les Romaines selon P Itinéraire d’Antonin, & trois cent huit depuis Tortone a Marseil-les, où on alloit dans la voye Aurelienne pr.r Vintimiglia, Albingue, Freins à Aix,pour la plupart le long de la mer. Comme ces grandes routes étoient principalementpréparées pour l’usage des Troupes, il est très probable, qu’elles ne s’en écartèrent pasdans leurs marches. Au reste les traites qu’on fit par jour ne pouvant se régler queselon les circonstances, il n’est ni possible ni nécessaire, de déterminer a un jour prés,le temps que ces trois légions avoient employé à cette marche.

(V.) pag. xo.

La voye militaire qui pafloit par l’Eípagne dans la Province dont Polybe fait Lib. IILmention, est la plus ancienne, dont nous ayons connoiílance, & prouve 1 attention ^ ‘ 3 ®*que les Romains ont eue de tout temps pour cet objet. On ignore 1 origine & le détailde la voye Domitia. Cicéron dans fa harangue pour Fonteius en fait mention, &dit que les légats de Fonteius l’avoient rétablie. La grande voye militaire que les Iti-neraires décrivent, & qui menoit de Rome le long de la mer par les Alpes maritimes & mainespar les Pyrénées jusqu’à Cadix, étoit la voye Aurelienne qu’Auguste raccomoda avec tou- Liv. III.te la magnificence possible. * • 34 -

(VI.) pag. 11.

Les Itinéraires font mention d’un autre Summum Pyreneum où passoit le che- £n»n.^min qui menoit par l’ancienne Aquitaine dans le Navarrois, qu Auguste ouvrit, Vesse]>lorsqu’il fit la guerre aux Cantabres. Les Anciens dénotoient ainsi les endroits les plus p,g. j.difficiles des montagnes, où les dissérens chemins aboutiffoient, & dont on avoit rendule passage pratiquable. On trouve aussi dans la description que font les Itinérairesdes différentes routes qui paíïòient par les Alpes, sumrnœ Alpes, ainsi que summumPenninum par rapport aux Apennins.

(VII.) à la même page.

On ne sauroit douter que la route que je décris, d’après les anciens Itinerai- Ibíd.res, ne soit ce u e ^ ue firent les Troupes de César, vû qu’elles étoient aussi pag ‘ í5 *'ìen que les renforts que César fit venir dans la fuite de la Province Romaine, toujourso. 1 C ees de passer la Segre entre Lerida & Balaguer, pour joindre le camp de Céíàr.

on avoit

pu passer de Perpignan à Puycerda & Úrguel, on n’auroit pas eu besoin de