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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. II.

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Lib. IV.Ch. 14.

De Bel.Cir.Lib, 1,

de même sur trois lignes en bataille. L’histoire de ses guerres nous en fournit encoreplusieurs autres exemples.

II paroit cependant aussi, que César marcha quelque fois en trois colonnes, autantpour la commodité' de la marche & pour faire chemin, que pour se procurer la faci-lité de se mettre promptement en bataille. Ayant dessein de surprendre les Germainspendant le temps qu’ils lui avoient envoyé des députés pour traiter de la paix, il mar-cha triphci acie insiituta, en trois colonnes, & fit un chemin de trois petites lieues DeBel. Gaide France avec tant de célérité, qu’il dévança meme le bruit de ion arrivée. U débutade même par ranger son armée fur trois colonnes avant de la mettre en mouvement,lorsqu’après avoir passé la Segre à gué, il eut besoin de toute la diligence de ses trou-pes pour recueillir le fruit de ce hardi passage.

L’auteurdela guerre d’Espagne exprimel’ordre de marche en trois colonnes dans son Ch. ;ssle simple & rude par le seul mot de tripartito. Copias, dit-il , ad castra tripartitotransduxit, U mena son armée au camp en trois parties.

II ne nous reste aucun de ces vieux tacticiens latins du temps de la République telsqu’étoient Porcius Caton, Cincius Alitnentus & d’autres, qui nous euíïènt expliquél’ordonnance des légions & leur manière de manœuvrer dans les différentes occasions,avec autant d’exactitude & de clarté qu’Elien & Arrien nous ont détaillé la Phalange. Onfait que Vegece vivoit dans un temps, ou la bonne tactique ancienne n’étoit plus en usa-ge & où il étoic nécessaire d etre plus critique qu’il ne l’étoit pour mettre en œuvre lesexcellents ouvrages des anciens, qu’il pouvoit encore consulter. Les instructions qu’ildonne pour les marches, font fans doute très bonnes; mais elles ne nous mettent pasau fait de la pratique des anciens par rapport à cette importante partie de la sciencemilitaire. Le vieux scholiaste de Virgile cite un passage de Varron, ou il dit, que lesarmées marchaient en deux différentes manières, ou en quarré, quand les bagagesétoient quelquefois entremêlés avec les troupes , de façon quelles étoient en état de feposter en tout lieu; ou en une feule colonne quand on marche fans bagages Ù en fe fer-rant fortement ensemble pour pénétrer d’autant plus facilement par les mauvais ter-rains *). Servius cite encore Scaurus qui dans l’histoire de ía vie dit avoir conduitFarinée dans le pays ennemi Pilatim, c’est à dire fur une feule colonne **), un autrevieux Auteur que nous n’avons plus, fait pareillement mention de ces deux différen-tes manières de conduire des armées ***). Seneque en parlant de Sextius, nous re-présente une armée qui a l’ennemi à craindre de tous côtés & qui fe met en marchedans l’ordre quarré pour être prête fur le champ d’engager le combat ****). Et Ti-

*) £>uo généra agminum : quadratum quoi ìn-mixtis etiam lunientis incedit, ut ubivis poffit con-sidère : pdatiim àlterum quod sine iumentis incedit;sed inter se densum est, q U0 jacìlius per inìqumra lo-*a transmìttatur.

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) Jn agrum hosiium venippilatìm exercitum duxi.

***) Astllii hiftor. VIII. Triariorum quartumstgnumaccedebat, (ivepilatim, (ive pajjïm. ìter fa-cere volebat.

****) Movit me imago ahillo posta, in qvadratoagmine exercitus ubi kostis ab omni parte fufpeâus eftpugnee paratus,

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