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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. IIL

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prestement que la retraite se fit vers la montagne de Lerida, au lieu de re-prendre le chemin de la colline qui étoit l’objet de la querelle. Tandisque César met tout sur le compte du hazard & de l’acharnement de sestroupes dans la poursuite, sans en faire honneur au Général ennemi. *)

Selon la description que César fait de la hauteur de Lerida, il y a du cô-te de la campagne une pente douce de quatre cens pas du pied jusqu’au murde la ville qui en occupe le sommet. Mais ce terrain ne s’étend. en largeurquel’espace qu’occupent de front trois Cohortes rangées en bataille; vû queta montagne est escarpée des deux côtés &c qu’elle est partout ailleursd un açcès extrêmement difficile. Soit donc que Tordre du Général, soit queta terreur conduisit les troupes d’Afranius, elles se hâtèrent toutes dans leur^traite de gagner la montagne <Sr de p aster fur cette pente jusques fous les^urs de la ville pour s’y mettre en íûreté. Les soldats de la neuvième lé-S 1Q n de César, les suivirent en aveugles &c remplissant entièrement cepassage, ils les serrèrent toujours de près & montèrent insensiblement aveceux presque jusqu’au haut de la montagne.

Jusqu’à ce moment les légionaires de César avoient mêné Tennemi bat-tant, mais la fortune leur tourna bientôt le dos; lorsqu’Afranius ayant eûtout le temps de préparer le secours, vint avec Télite de ses cohortes au soutiende ses soldats. Ceux-ci rassurés par le renfort & par la présence de leurs chefstinrent alors ferme, <Sc engagèrent de nouveau le combat le plus opiniâtre quita donna pendant toute cette guerre, ayant T avantage comme dans l’affaireprécédente, de fe battre fur des lieux, dont ils tenoient le haut, contre destroupes dont les efforts s epuisoient en partie par la difficulté démonter. Ou-tre la force de i’impulsion ils étoient encore redevables à la supériorité duterrain, de ce que tous les traits qu’ils lançoient de haut en bas, portoientcoup, vû la foule des combattans qui remplissaient tout T eípace de cetterampe. La fermeté & la valeur étonnante des légionaires de César bravè-

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Les troupes d'Afranius s’étant apperçues dudessein de celles de César , fc saisirent de la col-

line avant l’ennemi êfi repoujjèrent ses assauts :le ferrant ensuite de prés dans fa fuite , ellessoutinrent le combat contre ceux qui venoient ducamp à son secours. Se relâchant à la fin à des-sein , elles i'attirèrent dans un terrain qui leurétoit avantageux &y tuèrent encore plus de mon-de qu il n’cn étoit refié dans la premiere mêlée.

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