EN ESPAGNE.
S M C T, III.
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Mais le plus grand embarras, & dont les suites sembloient être des plusfunestes & presque fans remede, étoit fans doute la nécessité de faire subsisterl'armée dans le petit espace du terrain qui restoit à sa disposition. II vivoitdéjà au jour la journée dans le temps où il essuya cette disgrâce, n’ayant d’autresvivres que ceux qu’il tâchoit de se procurer dans le pays où il étoit, dedans ce- 'lui où il avoit passé avec l’armée : pareeque, pour ne pas perdre du temps,l’armee avoit dévancé les grands convoys, préparés dans la Province, dansf espérance qu’en faisant contribuer tout le pays qu’il laissoit en arrière, iltrouverait aisément de la subsistance jusqu’à leur arrivée. II se promettoit en-core beaucoup de l’assistance de quelques villes, qui ayant pris ion parti,
5 étoient engagées à lui fournir tout ce qui étoit en leur pouvoir. Toutes cesressources lui furent enlevées tout à coup par ce grand débordement desrivières, qui empêcha absolument que rien ne put entrer dans son camp:
II fut ainsi réduit à la nécessité de subsister uniquement dans le pays qu’ilOccupoit. Malheureusement pour lui, on étoit dans la saison la moins pro-pre à faire vivre une armée. Pareeque le temps de la moisson n’étant pasfort éloigné, les habitans n’avoient presque plus de provisions dans leursgranges, & le bled des champs ensemencés n’étant pas encore mur (V.),ne servoit à rien pour la nourriture. Déplus les grandes livraisons faites aux■^lagazins de Lerida par l’ordre d’Afranius avoient déjà avant son arrivéee puisé les facultés des habitans. Le bétail auroit été de quelque ressource,niais les villageois voyant la guerre s’approcher de leurs hameaux, avoientfait conduire hors du pays presque tout le bétail dont on auroit pu tirersiuelque secours, pour le soustraire à la rapacité des gens de guerre.
Qu<e res magnas dìfficultates exercitui C<e-Jaris adtulit. Castra enim, ut supra démon -stratum est, quum estent inter stmiirn duo Si-corlm, Ls Cingam, [patio miììimn XXX, neu-trum horum tranfiri poterat , j lecestat toqueomnes hit augustiis continebantur, neqae civi-tates, qi'.x cid amicitiam Casai ìs accejsiant ,srumentum subportare ; ne que U, qui pabula-ttmi longius progrejjì erant, interdis flttmini-bus , r c vert i, neque maximi comitdtus , <piì
ex Italia Gaììiaque veniebant, in castra per-venire poterant.
Tempas autem erat anni difficillimim,quo neque frumenta in híbernìs erant, neqaemultum a maturitate obérant : Ac civitatesexinanitit, quod Asranius pœne omne sruinen-tum ante Cœsaris adventum Ilerdam convexe-rat: reliqui, fi quid suerat, Casar superio-ribus diebus conjìimserat: pecora, quod secun-dum poterat este inopiœ subfidium, propter hél-ium, finitimœ civitates longius retmverant.