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Vol. I.
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EN ESPAGNE.

Sec t. III.

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Líb. II.Ch. ij.

"emi l’Aigle & ce grand nombre d’autres Enseignes, qui étoient dans les légions. MaisM. le Chevalier Lolooz n’a pas égard à cette raison, ni au témoignage positif deTiteLiveque j’ai allégué & qu’il auroit pu trouver en partie dans les mêmes compilations qu’ilest accoutumé de consulter. En cherchant des preuves de son opinion dans Végéce,comment pour avoir recours à un autre passage de cet auteur entièrement étranger à laMatière dont il s’agit ici, a - t-il pu perdre de vue l’endroit, ou cet auteur dit expressé-ment: Sed ante figna, & cire a figna, nec non etìarn in grima acie dimicantes , prin-ci pes vocantur: Ceux qui combattoient dans les premiers rangs devant & autour desEnseignes s'appelloient le corps des Princes? Les Enseignes dont les Généraux se sai-frffoient quelquefois, & qu’ils jettoient au milieu des ennemis, pour animer les soldats aucombat, pouvoient aussi - bien être dans le quatrième ou le cinquième que dans le premierrang; & s q] f e fl a tte ^ J a d’avoir trouvé une preuve convainquante de son opinion dansIa defense de César, que les soldats ne s’avançassent pas au delà de quatre pieds devantle * Enseignes, ne quis miles a fignis quatuor pedes longius procederet, il fait soup- C*s. deBri.Çonner que la manière de parler des auteurs militaires, íelon laquelle ils designent par lemot Enseigne les cohortes mêmes, comme les Grecs employent dans le meme íens celuide & les modernes celui de drapeau & de cornette, lui a été inconnue. Les ex- TUe

pressions de signa inferre & de signa ex traverfo inlata &c. ne signifient donc, que des m. 61 .corps de troupes qu’on mene à l’ennemi, soit pour l’attaquer de front, soit pour se jetterlur l’un ou l’autre de les flancs. Je ne fuis pas étonné, de la maniéré dont M. le Che-valier Lolooz fait ses recherches, qu’il n’ait rien découvert de positif fur 1 emplacementdes Enseignes, & il a beau faire avec Cicéron ce vœu sincere, utinam tam facile veraìnvenire pojsiem quam f alfa convincere : J’ose assurer qu’en fait d’antiquités militaires,il n’est pas plus destiné à faire des découvertes qu’à combattre des erreurs.

Lorsque les légions se formèrent encore sur trois lignes selon les différentes Claílèsdes soldats, les Hastaires dans la prémiere furent quelquefois appellés Antefìgnanì.

^fr. Ig Beau croît par cette raison, que leurs Eníeignes étoient placees dans les der-niers rangs de leurs manipules, tandis que celles des Princes & des Xnaires 1 etoient auprémier de chacun de ces deux corps. II est néceslàire d’admettre une pareille distribu-tion des Enseignes pour la concilier avec les différens passages de Tite Live que je viensde citer.

J’obferve que dans le temps de la vieille milice, le nom à'Antefignani etoit simple-ment relatif au poste que les troupes occupoient, lorsqu’elles étoient rangées en ba-taiile. J’ai suffisamment prouvé dans le discours précédent fur les différens ordres deMarche des Romains, que Pordonnance des légions par manipules & en quinconce, n’é-toit pas une réglé générale pour tous les Généraux, ni pour tous les cas, & que déjàlongtemps avant Manus, les légions se rangeoient par cohortes, & remplissoient sou-vent seules des lignes entieres. Pour lors les Princes & les Triaires, étant rangés fousle même front que les Hastaires, il n’y avoir que les prémiers rangs de ces différens corpsqui jouvoient prétendre au nom d’ Antesignanì relativement à l’emplacement Axe

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