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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. III

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le singulier nom de Campigenì, que Végéce dit avoir été donné de son temps aux Ante-fignuni. II f au t que le passage de cet auteur lui soit tombé par hazard entre les mains,

& qu’il ait cru pouvoir le mettre en œuvre quelqu’íl fut, pour éclaircir une matièrequi exige des recherches d'une autre nature, que celles d’un homme de mauvaise hu-meur , qui se distingue plus par une forte envie de contredire, que par ses connoiílàncesen fait d’antiquités militaires. <

(II.) pag. 94.

Des Corps de Garde établis pour la fureté des camps; & des Gardesavancées.

Du temps de Polybe les velites de toutes les légions, qui sormoient un corps trèsconsidérable, & plus du quart de touteTinfanteríe, étoient employés à la garde exté-rieure des camps. II paroît même par cet auteur & par Varron, qu’à cet effet ils v °y e *avoient leurs logemens hors de l’enceinte du camp, quoique les raisons que le savant à no-Scheelius allègue pour prouver le contraire ne soyent pas destituées de tout fondement, tes fur Po-st est toutefois certain, que les velites sormoient les corps de garde devant les quatre lybsLK.t 1.portes du camp, qu’ils faifoient la chaîne des postes & des sentinelles sor le rempart Tolybemême, & qu’on tiroit de leur corps les détachemens pour les postes qu’on jugeoit à Yí 'propos d’occuper dans les environs.

L’infanterie pesante ne donnoit que des piquets par légions qui faifoient la gardestans le camp. Polybe &: TiteLive nous mettent au fait de plusieurs autres précautionsque les anciens Romains prenoient pour assurer leurs camps, de même que de tout ledétail de leurs rondes, de leurs patrouilles & du service de leur cavalerie. On ne peutqu’admirer la sagesse des réglemens militaires de la vieille milice auxquels on voit quek pratique du temps de César étoit encore conforme pour le fond, malgré certains chan-gemens que les circonstances rendirent nécessaires.

Ainsi, dès qu’on cessa de distinguer les soldats de la même légion selon sage &l £s armes qu’ils portoient, & dès qu’il n’y eut plus de velites, on suppléa au servicequ'ils rendoient pour la garde du camp par rétablissement de grands corps de garde de-vant les portes nommés Stationes en y employant des cohortes entieres, selon les cir-constances, tantôt une, tantôt deux, & quelquefois même trois à la fois. l'observecependant que dans les occasions importantes, on plaçoit déjà du temps des Consuls‘les cohortes légíonaires devant les portes & dans les postes hors du camp. Je ne cite-rai que l’exemple de Paul Emile l’un des plus habiles Généraux de l’ancienne Rome, &qui se piquoit le plus de régularité dans le service.

Persée avoit pris un camp très fort par fa nature derríere la petite rivíere nommésEnipée dans l a Thessalie, & le Consul qui s’en étoit approché à une petite distance de^autre bord de l a riviere, s’étoit campé en fa 1 présence. Comme il ne pouvoit faire de'eau que dans cette rivière qui étoit guéable, & à l’autre bord de laquelle Persée avoirCs abli des postes très considérables d'infanterie & de Cavalerie ; le Consul se vit dans

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