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Vol. I.
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guerre de césar

Tite LiveLib. Xl.IV.Ch 40.

Tite "LiveXl-lV- 3.

Sallust. deBel. Jug.Ch. 100.

Tite LiveIV. 4.

la nécessite' de placer auílì des corps de garde entre son camp & la riviere pour s’en as-surer la communication. A cet effet il détacha un Officier avec deux cohortes des al-liés & deux escadrons de cavalerie, avec ordre de se poster auílì près de la riviere qu’ilétoit possible. A certaine distance de lui & un peu en avant de son camp, il posta pourle soutenir, trois autres cohortes avec trois escadrons, également fous les ordres d’unofficier Général & effectua par ses dispositions que l’ennemi n'osa rien entreprendre con-tre ses gens qui alloient à seau. C’est encore ce Paul Emile qui ayant observé que les trou-pes se fatiguoient trop en restant le jour entier en faction, surtout dans les'temps de gran-des chaleurs, le fantassin fous le poids de ses armes & le cavalier avec ion cheval bridé,ordonna que dorénavant on relevât les postes deux fois en vingt quatre heures à midi Ôcà minuit *). II fit aussi d’autres réglemens utiles qui regardoient les sentinelles & leservice journalier du camp.

Les Généraux Romains épargnoient au reste autant de fatigues aux troupes, qu’ilétoit possible, & évitoient surtout de les exposer inutilement. On n’empîoyoit pas mê-me des cohortes entieres aux corps de gardes devant les portes du camp, à moins qu’onne se trouvât en présence de l’ennemi. Marins se distingua par sa rigueur & par f exac-titude du service qu’il exigea de ses troupes. II usa, à ce que dit Salluste, dans les for-tifications de ses camps des mêmes précautions qu’il prit pour assurer ses marches. IIenvoya des cohortes de chaque légion pour être de garde devant les portes : il plaça despiquets tirés de la cavalerie des alliés devant le camp & fit une chaîne de sentinelles furlé haut du rempart **).

Comme les anciens Romains remuoient la terre avec beaucoup de facilité; ilsavoient la coutume, lorsqu’il falloit établir de la communication entre leur camp & quel-que riviere, ou quelque poste qui leur étoit nécessaire, de les joindre au camp par deslignes, pour s’épargner la nécessité de détacher des troupes & d’établir un grand nom-bre de postes. C’étoit ce qu’ils appelloient Sracchia ducere ; on en a plusieurs exem-ples dans l’histoire militaire des Romains. Le Consul Geganius pour s’assurer la com-munication avec la ville d’Ardée, tiia une ligne depuis son camp, jusqu’à íes murs:César fit la même chose près de Ruspina en Afrique, A nous verrons bientôt qu’Afra-nius, ne pouvant tirer de seau que de la Segre, joignit les bords de cette riviere avecson camp par des retranchemens, & qu il s épargna de cette maniéré un grand nom-bre de postes, qu’il auroit été oblige d’etablir pour couvrir ses gens qui alloientà seau.

*) Stationum quoque morem mutavit. xdrmati

omnes & frenatis equis équités diem toturn perstabant.Id quum ceflivis diebus , urente ajjtduo fole , fieret,tot horarum œstu & languore, ipfos equosque fejjosintegri fepe adorti hofles , vel paucì plures vexa-bant. Itaque ex matutina staúone ad meridiem de-

cedi, & W P°fi m sridianam ahos fuccedere iujjit. Itatiunquatn frtigatós recens hoflis adgredi poterat.

**) Neque fecus, atque iter facere, caftra mu-nir e , excubltum in portas cohortes ex legionibus,pro caftris équités auxìlìarios mittere, prœtereualios super vallum in munimtntis locare.