EN ESPAGNE.
Se ct. IIL
I2-Z
aá Brutum.
On restoit íì attache aux vieux usages qu’on conservoit encore l’ancienne dénomi-nation de ces six prémieres dignités de la légion, quoi qu’on eut aboli cette distinc-tion des Classes auxqueîles elle avoir rapport. Primas Pilus t Primus Princeps , & Pri-mus Hastatus furent constamment les titres que porterent les six premiers Capitaines deslégions jusqu’à la dernière époque de ces corps. Mais je ne crois pas que les Centurions desautres cohortes ayent de même conservé les noms qu’ils portoient dans l’ancienne milice,lorsque Cicéron dit, en recommandant àBrutuscertainC. Naíennius, qu’il avoir autre fois C,c ;^ p 'r uêné le huitième Prince, oclavum Prìncipern duxit, je m’imagine qu’il affecte feu-lement ici le langage de la vieille milice pour dénoter une compagnie dans la huitième co-horte. Parcequ’il est certain qu’aucun auteur de l’antiquité ne fait plus mention deCe s anciens noms de Centurions dans d’autres cohortes que dans la prémiere, & ce quilert de preuve convainquante en faveur de mon opinion, c’est que nous avons des milliers^'anciennes inscriptions, dans lesquelles on trouve des noms de toutes espèces de char-ges militaires, & même de celles que nous ne connoissons que par elles, fans qu’il yloit jamais fait mention, d’un secundus, d’un tertius , ou d un oclavus Hajiatus , ouPrinceps ou Pilus. Les Centurions y font presque toujours nommes avec toutes les au-tres particularités, qui regardent leurs personnes & leurs services, selon les cohortesfit les légions dans lesquelles ils ont servi, tandis qu’on y trouve très bien les noms desPrimipiles, des premiers Hastats & des premiers Princes , dont les noms se sont per-pétués *).
En réfléchissant au reste au nombre des Centuries dans le temps de la vieille milice,au rang qu’elles ont tenu entr’elles, & à la manière dont les Centurions se sont avancés,du commandement de l’une à celui de l’autre, on observera que les changemens qui seho n t faits dans la légion de même que dans toute la tactique des Romains, n’ont étépour le fond, d’aucune importance, & que ceux qu’on y remarque n’ont proprement te-n u qu’à l’état politique de la République. La légion, rangée en bataille par Classes, lests ois manipules placés les uns derrière les autres dans ces trois différentes lignes, nelaissoient pas d’avoir une liaison particulière entr’eux & de former ensemble la cohorte,quoiqu’on les désigne quelquefois relativement à leur emplacement dans l’ordonnancede manipules, plutôt par le mot or dines que par celui de cohortes. Mais si cette mêmelégion ne formoit qu’une feule ligne dans l’ordre de bataille, comme j’ai prouvé quec ela s’est déjà fait longtemps avant Marins, ces trois manipules, rangés fur le meme frontlun à côté del’autre, ne se distinguoient pas autrement que par la feule dénomi-nation de la cohorte. Polybe etr faisant la description des établissemens militaires des
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omaíns représente l’ancienne légion avec les rapports qu elle a eus a 1 ordonnance de mastipules, s ans faire pour lors mention de la cohorte. Mais il ne laisse pas de dire dansla fuite de son histoire, à Toccasion de la bataille de Scipion contre Asdrubal en Espagne,
*) Prìmipilus dans plusieurs inscriptions de Hasiatus Posierior cohortis Primes, & Princeps Po-Gruter Si de Muratorius. Pilus Prior Gruter flerior cohortis Prime Murator, DV. IjsiLLXXI. 3* Hajiatus Primas Gruter MXCVI. I.
PolySe
Hist.XI.**