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V. I* CarteII. VII. 9.
164 GUERRE DE CÉSAR
ces environs. II faut seulement observer que Pline & d’autres auteurs distinguent les La-cetaniens des Laletaniens, ces derniers établis le long des côtes possédoient Barci-none ou la ville de Barcellone, tandis que les Lacetaniens habitoient dans Pintérieur dupays. II est très vraisemblable qu’en nommant les seuls Lacetaniens, il a comprisfous cette dénomination les Laletaniens leurs voisins, ou que la ressemblance desnoms, a fait commettre aux copistes, la faute d’omettre celui de l’un de ces peuples.
César joint aux Lacetaniens les Ausetans, leurs voisins, comme fait aussi Pline. CesPeuples appelles ainsi de leur principale ville à'Aufa ou Ausona , aujourd’hui Vich ouVie d’Ausone, habitoient le long de la riviere de Ter, depuis une de leurs villes Ge-rundiurn ou Gironne d’aujourd’hui, jusqu’à la ville d’Urguel, & étoient ainsi par leurposition également en état de donner de grands secours à l’armée de César.
César dit à la fin qu’au bout de quelques jours la nation des IUurgavoniens, qui tou-choient les bords de l’Ebre suivit l’exemple des autres: Ù paucis pojl diebus, II-lurgavonenfes , qui flumen Iberum attingunt, infequuntur. C’est ce même Peupleque Tite Live & Pline appellent Ilercaones , dont les habitations étoient dans le voisi-nage de l’embouchure de l’Ebre. Ptolomée nomme six de leurs villes, dont Dertosaétoit la plus considérable, elle avoit un pont de pierre fur le quel on pafíoit l’Ebre, sui-vant l’indication des grandes routes que les Itinéraires décrivent.
On voit donc que ce font précisément les peuples de la plus grande partie de la Ca-talogne qui se trouvoient entre les rivières de Ter & de l’Ebre qui se rangerent du cô-té de César. Vraisemblablement ceux qu’il ne nomme pas ici, avoientdéjà été dans sesintérêts avant la révolution. Lorsqu’il est dit dans la fuite, que toute une cohorte desIUurgavoniens quitta ion poste pour passer de ion cote, on observera que comme ordi-nairement des cohortes entieres tirées des légions montoient la garde selon leur tour de-vant les principales portes du camp: on employa de même celles des alliés qu’on traitaalors fur le pied de troupes légéres, pour faire la garde aux postes avancés, comme jele prouverai dans la fuite. Celle-ci profita de cette occasion pour se rendre au camp deCésar qui n’étoit éloigné de la hauteur ou les Lieutenans de Pompée avoient leurcamp, que d’environ 400 pas.
(VIL) pag. r;;.
Des travaux entrepris par César pour rendre la Segre guéabîe.
Le texte dit : Cœfar, ne femper magno circuitu per pontem equitatus effet mitteti -dus , naclus idoneum locum foffas pedurn XXX. in latìtudinem complures facerein -Jìituit, quibus partem aliquam Sicoris averteret, vadumque in eo flumine ejficeret; ceque je traduis de la manière suivante : César afin que sa cavalerie ríeut pas toujours ctgrand détour à faire par le pont , ayant trouve un endroit convenable pour son dessei-n , entreprit de faire plufieurs canaux, de trente piés de large , pour détourner pusleur moyen une partie de la Segre, H p 0U r faire un gué dans la riviere. La nécessitéde passer le pont au dessus de Balaguer à vingt deux mille pas de son camp, pour ve-nir de l’autre côté de la riviere, aux environs de Lerida, forçoit à faire ce grand de-