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Vol. I.
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Igx GUERRE DE CÉSAR

d’y attendre l’ennemi. Mais César fut bien éloigné de livrer encore ce jour tebataille ; Vu que ses légions étoient extrêmement fatiguées, ayant fait presque^impossible, pour atteindre l’ennemi, qui avoit eu du moins cinq ou íìx heu-res d’avance fur elles, malgré le détour de près de deux lieuës, malgré les cha-leurs excessives alors dans ce pays, 8c malgré le temps qu’avoit exigé le pas-sage de la rivière à gué. Ainsi bien content de sa journée & du bonheurd’avoir de nouveau son ennemi sous ses yeux, au moment qu’il pensoit à luiéchapper pour longtemps, il ne songea qu’à rafraîchir fes troupes, & à leurdonner quelques momens de repos, aux environs de l’endroit où l’on voiraujourd’hui le village Albatorri (IV). II fit donc également alte dans la

v. ì» Cane plaine, ayant toujours les yeux fixés fur chaque démarche des Lieutenant

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de 1 ompee.

Ceux-ci, voyant les légions de César s’arrêter également, & plus oc-cupées du foin de se rafraîchir, que des préparatifs d’une bataille, revinrentpour lors de leur surprise, 8c reprirent le dessein de poursuivre leur marche.Au pied de la montagne, sur laquelle ils étoient en bataille, se trouve unpetit bout de plaine, qui la sépare d’une autre montagne très haute 8c d’unetrès grande étendue, dont la rampe touche les bords de la Segre. Cettemontagne, fur laquelle on voit aujourd’hui le village de Carusamada, for-me la pointe où se joignent deux chaînes de hauteurs dont l’une traverse lepays jusqu’au coude que l’Ebre fait près de Flix, & dont l’autre borde laSegre jusqu’à son confluent avec l'Ebre. II étoit dans ce moment de leusintérêt de traverser ce petit bout de plaine, 8c d’occuper la montagne,avant que César en connut Timportance, &c avant qu’il eut le temps de met-tre en œuvre tous les moyens qu’il avoit déja en mains pour les en empêcher-7- A cet effet ils se mirent de nouveau en marche, 8c commençoient déja pa straverser la plaine, lorsque César lacha toute sa cavalerie contre eux, 8csuivit lui même avec ses légions. Mais ils eurent encore le bonheur, quoi-qu’avec toutes les peines imaginables, d’atteindre les hauteurs. D est vrai-semblable q U e l’endroit de la plaine où les légions de César s’étoient arrê-tées, étoit trop éloigné de la route que prirent les troupes ennemies, 8c qu ecet éloignement joint à leur grande lassitude, ne leur permit pas de faire tediligence nécessaire pour les prévenir. II est cependant certain, que s’il avoi sété possible à César, de s’emparer avant eux de ces montagnes il leur eut

Rurjìis conautesì pvogyedi infequitus cs tnoratur.