EN ESPAGNE.
Se ct. VI.
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tagnes allez difficiles, aux environs d’Albano, de Taroca, d’Aises de dePays, & ces montagnes jointes à celles qui bordent la Segre & l’Ebre, en-tourent un autre bassin d’environ quatre lieues d’étendue. Toute cette de-scription du terrain devient plus claire par l’inspection des cartes que j’ai join-tes à mon discours.
César après avoir fait ses dispositions, ne jugea pas à propos de suivre v. u Omla route que l’ennemi avoit prise. Ainsi au lieu de faire monter h íes troupesla hauteur qu’il avoit à fa droite, il fit un détour de près de quatre mille pas,un peu moins d’une lieue* & demi de France, pour la tourner, & déboucha ib.No. 5.aux environs du village de Belloc dans la plaine, à la droite de laquelle s ele-voient les hauteurs fur lesquelles l’ennemi marchoit. La diligence & l’ar-deur du soldat, furent extrêmes & augmenterent à mesure que rien n’ar-rêta plus ses pas dans la plaine, tandis que la cavalerie continua à faire sondevoir, en harceilant l’ennemi & en le forçant de s’arrêter à tout moment.
Si on a encore égard au retardement qu’une grande armée chargée de beau-coup d’équipages éprouve nécessairement, en marchant par un terrain difficile<$c entrecoupé, il n’estpas fort étonnant, que les Généraux de Pompée n’ayentpas fait plus de chemin qu’environ huit mille pas Romains, un peu plus dedeux & demi petites lieues de France, quoiqu’ils ayent marché près de seizeheures, depuis minuit jusqu’à quatre heures après midi. Ce fut à peu près àcette heure qu’ils virent de loin dans la plaine les légions de César doublerk pas & Rapprocher d’eux (III).
Afranius & Petreius, qui jusqu’alors n’avoient eu à faire qu’avec la íèu-le cavalerie, furent étrangement surpris de cette nouvelle apparition des lé-gions. Us n’oserent poursuivre leur chemin, de crainte que César ne lesattaquât d’abord, & que leurs troupes occupées & fatiguées de la mar-che, ne fussent pas en état de le recevoir. C’est pourquoi ils firent da- Ch. 65.hord halte fur la hauteur où ils se trouvoient, à deux lieues & demi deEndroit à p e u près d’où ils étoient partis le matin, aux environs du villa-ge de Saroca; & ils y rangerent leur armée en bataille, dans la résolution,
Ac tantu, n f u i t j n militibus fiudìi , ut, mil- Qu?s ubi Afranius procttl vìfos cum Petreio
hum VI. ad iter addito árcuitu, magnaque (d conjpexit „ nova re perterritus, locis siiperiori-^adum flwninis interposita, eos, qui de bus consistit,, aciemque instruit.te nia vigiìia existent , ante } mam dieinonam Cœj'ar m campis exercitum r estât, ne de-on fiqucrentur » fefQim proclio objiíiat.
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