i 84 guerre de césar |
près de l’ennemi qu’il lui fut possible, pour éclairer de cette maniéré tous fesmouvemens, & pour rester à portée d’en profiter (V). |
Les Généraux de Pompée, intéressés à passer l’Ebre au plutôt, fe mirent 1pour lors en tête de décamper la même nuit, dans fespérance de pouvois ,faire assez de chemin, avant que d’être découverts. Ce fut fans doute le meil-leur parti qu’ils pussent prendre, surtout dans cette premiere nuit, que le§troupes de César dévoient naturellement donner au repos. Ils commen-cèrent donc déja vers le minuit à faire défiler leurs troupes, lorsque mal-heureusement pour eux les cavaliers de César fe saisirent de quelques sol-dats & valets qui s’étoient écartés du gros de farinée, pour chercher èfiseau. Informés par eux de la marche de f ennemi, ils en porterent d’abordla nouvelle au camp. César sachant trop bien qu’il n’oseroit entreprendreune marche de nuit que dans la supposition qu’il ne seroit pas découvert, fscontenta de faire donner d’abord dans son camp avec toutes les trompettes lesignal du départ, & d’ordonner le cri qu’on donne dans ces occasions pouftii>. t. plier bagage ( VI ). Frontin prétend qu’il avoir encore fait passer avec beau-Ch. g. 9. coup de bruit & de fracas du côté du camp ennemi, des bêtes de charge ACh. es. des muletiers. Ces démonstrations firent leur effet. Craignant d’un côtéles désordres d’un combat nocturne, chargés d’équipages comme ils l’étoient& de l’autre appréhendant à chaque débouché des défilés, qu’ils ne fussentprévenus dans ces routes inconnues, par les cavaliers de César, les Géné- !taux ennemis jugèrent à propos de rappelles les troupes & d’attendre une au-tre occasion pour quitter leur camp. ,
Une des principales raisons qui engagea les Généraux de Pompée à nepas poursuivre cette nuit leur marche, fut lé peu de connoissance qu’ils avoientdu terrain <Sc íur tout des chemins qui conduisoient par ces montagnes aUbord de l’Ebre & à Octogese. César étant dans le même cas, ne fut paSmoins satisfait de ce que fa ruse avoit réussi, & que l’ennemi s’étoit laiíîé in-duire à changer de dessein. Le lendemain on tâcha des deux côtés de tires |
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