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Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. VI.

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des informations sures, non feulement fur la position actuelle qu’on avoitprise, fans savoir assez connue, mais principalement auísi, fur la situation dessieux 6c íur la nature du terrain, qui étoit entre les montagnes occupéesactuellement par les deux armées 6c le bord de l’Ebre. Les uns y étoient inté-ressez pour pouvoir prendre d’avance les mesures les plus propres à garantirleur marche jusqu’à l’endroit où ils avoient préparé leur pont ; 6c les autrespour chercher les occasions de leur barrer le chemin. II fembloit que laguerre n’avoit d’autre objet que le passage de l’Ebre, 6c que toute la victoirerepofoit fur les moyens de l'exécuter 6c íur ceux de l’empêcher. Du côtédes ennemis, le vieux Petreius alla lui même reconnoîtrele pays accompagnéd’un petit nombre de cavaliers, pour parcourir la contrée, avec moins d’em-barras. César détacha pour ce même objet un de ses bons officiers Géné-raux L. Decidius Saxa, à qui après fa mort Marc Antoine consia le gou-vernement de toute la Syrie; celui-ci fe mit également en route escorté depeu de monde.

Les rapports qu’ils firent l’un 6c l’autre à leur retour, ne différèrent enrien. Ils dirent unanimément, qu’après avoir passé les montagnes qu’onoccupoit actuellement, on trouvoit un chemin bon 6c commode dans un ter-rain ouvert 6c uni, jusqu’à une distance de cinq mille pas, mais que dès lorsd devenoit extrêmement embarrassé, à cause des passages étroits 6c des mau-vais défilés au travers des montagnes qui s y élèvent, 6c qui continuent jus- PI V nr.qu’au bord de l’Ebre. Ils ajoutèrent tous deux que celui qui occuperoit le No - x ®-

Pojiero die Petreius cum paucis equitibusocculte ai exploranda loca proficiscitur. Hocl dcm ft ex cajlris Cœfaris. Mittitur L . DecidiusS*xa cum paucis , qui loci naturam perfpiciat.

U ter que idem Jùis renunciat , V.millia paffautn proxima intercedere itineris campe f ris'.tn de excipere loca afpera & montuofa . QtùPrior kas angufias occupaverit , ab hoc hoflemProhiberi , nihil ejje negotii.

^ D’Jputatur in conjtlio a Petreio £jf Afranio ,tempus projeclimis quœritur. Plerique cen-sebant, utno£l u iter sacerent: pos e prius ad an-gujlias vtniti , qu a , n f cn tirentur, Alii 5 quodpridie noiïu conclamatum ejjet in cajlris Cœfaris,Tome II.

argumenti Jumebant loco , non poJJe clam exiri ,circumfundi noclu cquitatmi Qejdrit , atque om-nia loca atqueitinera obstderi: nociurmqueproe-lia ejje vitanda, quod perterritus miles in civilidijjcu/ione timori magis, quatn religioni confédéréconjuerit: at lucem multum per fe pudorem om-nium oculis , multum etiarn tribunorum militum& Centurionum prœjéntiam adferre , quibus ré-bus coërceri milites , £7 in officiis contineri fo-leant. Quare omni ratione ejfe interdiu perrum-pendum: etfi aliquo accepto detrimento, tamen,fumma exercitus salua , locum quem pétant , capipoJJe, Hœc evicit in confilio fententia : iS pri-ma luce postridie confituunt profeifei.

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