EN ESPAGNE.
Sec t. VI.
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d’Octogese. Ils se flattèrent aussi de se mettre de cette maniéré à sabri desinsultes de la cavalerie ennemie, & d’avoir la supériorité du terrain, lorsqu’ilEndroit résister aux légions. Pour faire réussir cette entreprise, il impor-to it infiniment de ne pas perdre un moment de temps, de peur que Césarne s’avifât d’un moment à l’autre, de s’en assurer lui même en y envoyantflUelques troupes. C’est pourquoi ils détachèrent incessament quatre co-hortes des Espagnols les plus alertes & les plus lestes de toute leur infante-rie légére, & leur ordonnèrent de parcourir la petite plaine, & de montere nsuite la hauteur avec toute la vitesse possible. Toute farinée se tint prêtea prendre le même chemin dès le moment qu’elles auroient vû les cohortes pi. vin.7 avoir pris poste. No * I? '
Inexécution de ce plan n’auroit peut-être pas rencontré de la difficulté,s d n’avoit pas été nécessaire de passer la plaine en présence de la redoutableCavalerie de César. Aussitôt que l’armée d’Afranius eût vuidé la plainepour se poster fur la montagne, celle-ci joignit ses légions, & se plaça à leurdroite, à portée de la montagne, dont l’ennemi espéroit de s’emparer. Par làelle s’apperçût d’abord de la marche de ces quatre cohortes, & commeelles étoient forcées de prendre un chemin de biais, pour Rapprocher de laMontagne, elle fondit fur elles au milieu de leur course, & les ayant enve-loppées fans rencontrer aucune résistance, elle les tailla en pieçes en présencedes deux armées. Malgré toute l’envie des Généraux de Pompée de don-ner du secours à cette malheureuse infanterie, ils resterent dans l’inaction,craignant toujours d’engager une affaire générale, que la supériorité de la ca-valerie dans ce terrain auroit trop évidemment décidée en faveur de f ennemi.
Le massacre de ces cohortes, donna la frayeur à toute l’armée. Le sol-dat s’attendoit à voir incessament les légions de César marcher à l’attaque,
^ les Généraux même étoient dans cette idée. Ils tachèrent bien de pro-
■ dsraniui , quum ab equitatu novijjìmutn nibus copiis contenderet, if mutato itinere, ju-a i»ictt p r enteretiir, Ef ante se hofiem vide- gif Otfogesam perveniret.fet , collem quemdam nacius, ibi conjli- Hune cum obliqua itinere cetrati peterent,tn ' conspicatus equìtatus Cœjarii , in cohortes im-
Ex eo loco iy ; cetratorum cohortes in mon- petam facìt: nec minimam partem temporistem f qui erat i n con jp e £l u omnium exceljìfjì- equitum vim cetrati sujlinere poterant , omnes-mus, mìttit. Hune magno curju concitatos que ab eis circumventi , in conjpebíu utriusqueJHbet occupare , eo consiu 0 , ut i jps e eodem om- exercitus interficiuntur.
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