Se c t. VI.
EN ESPAGNE.
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server, n’ayant point d’eau. Et en effet lorsqu’Afranius pour soustraire sestr oupes aux insultes de la cavalerie, & pour s’ôter de la présence des légionshu'il avoir en face, prit le parti d’occuper la montagne qu’il avoir à fagauche, il laissa César maître du terrain qui se trouvoit entre cette mon- Ch. 7.ta gne & la riviere, & ne put presque plus s’ouvrir la communication avec laSegre, fans livrer bataille. L’accès de l’Ebre lui étant également interdit parîa nouvelle position de César, il ne trouvoit d’autre eau dans tous ces en-virons que celle d’un petit ruisseau qui tombe près de Saroca dans la Segre àhuit mille pas de son poste, & qui en manque même souvent en temps d’été.
Personne n’étoit plus convaincu de la vérité de ce que ses officiers lui re-Présentoient, que César même* La grande consternation de l’ennemi qu’ilavoir observée aussi bien que les autres, lui assuroit la victoire soit qu’il l’atta-^uât dans son poste, soit qu’il l’attendit dans la plaine (IX). Mais ce grandhomme entrevit dans -ce moment un moyen de vaincre plus utile, plus ho-norable, & même plus fur encore que celui de le forcer à une bataille. LesGénéraux de Pompée s’étoient avanturés dans un pays, où ils ne pouvoientni rester faute de subsistances, ni avancer, ni reculer fans être enveloppés,
°u arrêtés, ou dévancés. Le terrain moitié plaines, moitié montagnes, fa-vorisoit beaucoup ses manœuvres, & lui permettoit de tirer tout le parti ima-ginable de ía grande supériorité en cavalerie. Avec ces avantages, il se pro-fiaettoit de couper à l’ennemi toutes les ressources possibles, de l'enfermer en-nérement, en l’entourant de bons ouvrages, & de le réduire à la nécessitéâe capituler, ou de s’exposer à une défaite certaine au cas qu’il osât tenter lav °ye d’une bataille générale. Connoissant en même temps l’esprit quiar iime le soldat, pendant les troubles d’une guerre civile, il ne doutoit pas<lue l’espérance de sortir d’un mauvais pas, fans courir les risques de la vie, n’a-h°Ucit les cœurs les plus féroces, & ne les rendit bientôt dociles à ses insinua-tions. Voyant donc la possibilité de forcer les Généraux ennemis, à lui cé-
Crfarin eam spem venerat, fi Jìnepugna cs rare quamgladio. Movebatur etiam misericor-
viilneresuorum rem consicere pojfi ; quodre dia civiutn quos interficiendos vìdebat: quibusfi umentaria adversarios interclujijjct . Ctir etiam falvis atque incolumibus rem obtinere malebat.
Secundo proeli Q aliquos ex fuis amitteret? Cur Hoc consilium Cœsaris a plerisque nonproba-
vulneran patereïur optime de se mcritos milites ? batur : milites vero palam inter fi loquebantur ,u> denique firtunaniperìclitaretur ? Prafirtim quoniam talis occajìo viclorìœdimitteretur , etiam2 tu m iiQf, minus ejjet Imperatoris, conjìlio supe- quuni vellet Cœsar , fifi non ejje pugnaturos.
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