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la Carte.XIII. i

No. a.

196 GUERRE DE CÉSAR

der l’Eípagne & leur armée fans en venir à une bataille; „pourquoi, dit-il l u ‘j,même dans ses commentaires, acheter la victoire au prix du sang de quel-„qu’un de ses soldats? Et pourquoi exposer à recevoir des blessures, de bra-des gens qui l’avoient servi, & qui le servoient encore avec tant de zélé &„d’affection? Pourquoi enfin tenter la fortune, le devoir d’un Général étant„surtout de vaincre l’ennemi autant par son habileté, que par ses armes?„D’ailleurs il étoit touché du malheur de ses concitoyens, dont il voyoitla„perte inévitable ; & il aimoit mieux une victoire qui ne coûtât la vie à„personne. „

Ayant donc pris fa résolution, il résista à toutes les représentations deses soldats, fans avoir égard à leurs plaintes, & quoiqu’on les entendit di-re tout haut, que puisqu’il perdoit une si belle occasion de vaincre, ils necombattroient pas non plus, quand il le voudroit. XI fit même plus: com-me son armée s’étoit avancée dans la plaine à une petite distance du postede l’ennemi, & que celui-ci n’osoit descendre en sa présence, & Rappro-cher de la rivière, quelque besoin qu’il en eut: César pour lui ôter toute in-quiétude sur ce sujet, ôc peut-être pour ne pas le forcer à un coup de dé-sespoir, ramena, pour lors exprès son armée en arriéré. Afranius & PetreiuSprofitèrent d’abord de ce mouvement. Ils quittèrent leur poste, prirent &fortifièrent leur camp dans la plaine au pied de la hauteur, dont ils n’o-soient s’éloigner (X). César s’occupa pendant ce temps à établir despostes dans les montagnes qu il avoit à fa droite, pour fermer à l’ennemitous les passages qui conduisoient au bord de l’Ebre, & ayant ramené en-suite son armée en présence de 1 ennemi, il se campa selon sa coutume aussiprès de lui qu’il étoit possible.

Le lendemain les Généraux de Pompée reconnurent encore mieu*leur position, & trouvèrent qu’elle ne pouvoit etre, ni pire ni plus embarraí-sante qu’elle n’étoit. Enfermés entre la Segre qu’ils ne p ou voient passer fau-te de bâtimens & de bois pour faire un pont, & entre les coteaux au delàdes quels étoit la grande plaine, que la cavalerie de César rendoit in-

íle in J»« seiitentìa persévérât ; £f paulu- Petreius atque Afranius, oblata facilitaithtm ex co loto digreditur , ut timorem adver- in campejlria fefe refcrimt, QtJ'ar prœjìdiis $sartis minuat. montibus dispos tu , omm ad iberum intercloj 9

itìnere , qiuim proxime potefl hojiium cajh'd 1cajìra conimunit.