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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

iib. m.

Ch.

Lib. II.Ch. 39,

Tite T.iveXXII.Ch. i2.

Ch. j 9.

or en entretint de cinq cens, & d’autres de mille Cavaliers. Arrien dit, que I’hipparchiedes Grecs de 512.. maîtres, étoit le corps de cavalerie, que les Romains appelloientAîle. Mais comme ce n’eíl pas ici le lieu de discuter cette matière, j’observerai seule-ment encore, que íì les cohortes Alaires dénotoient des troupes lége'res, en oppositionà l’infanterie le'gionaire ; le contraire avoir lieu à l’égard de la cavalerie, ou depuis letemps, qu’on la tiroir des Provinces, les équités alares faiíoient proprement la bonnecavalerie, qui se battoir en ligne, & qui íè diflinguoit de celle que les nations étrangè-res fourniíloient aux Romains.

Mon texte m’engage encore à quelques observations fur les gardes de cavale-rie & d’infanterie que les Romains établiíìòient hors des camps, soit pour leur fureté,soit aussi, pour assiirer la communication d’un endroit à Pautre. Ils les appelloient fiatio-nes & les distinguoient des gardes nommées vigihœ , qu’ils posoient dans P intérieurdes camps ou des villes, ainsi que de ces corps de garde établis dans toute Penceinte desremparts & des murs, appelles, prœjîdia. Tite Live dit: VigMae in urbe , Jïationesante portas , praejìdiaque in mûris dijpojìta .

Les grand’gardes devant les portes du camp, de même que celles qu’on établissoitpendant les sieges pour la protection des ouvrages & des machines, croient, íur toutdans les derniers temps, toujours tirées de Pinfanterie le'gionaire; & il y avoir, commeje Pai dit, tantôt plus, tantôt moins de cohortes employées à ce service. Les trou-pes le'ge'res fourniflbient aux postes plus éloignés du camp, & on y joignoit de la ca-valerie. Quand le sage Fabius se chargea de la conduite des armées Romaines que plu-sieurs défaites avoient intimidées, il eut la maxime de ne placer que près de son campses gardes d’infanterie le'gionaire; mais il eut en avant & assez loin de son camp debons corps d^e troupes légéres avec de la cavalerie, pour épier les démarches de î’en-nemi, & pour réprimer les courses de ses fourageurs *).

La cavalerie feule formoit les gardes les plus avancées qui à certaine distance au-tour du camp faisoient une chaîne de vedettes & de petits postes appellés quelquefois,custodiœ. On a vu, iln’y a pas longtemps que les fourageurs d’Afranius étoient obligésde faire un grand détour, pour éviter les gardes de cavalerie que Célàr avoit avancéesdu côté du pont de pierre sousLerida: alias, longiore circuitu, custodias jiationes-que equitum vitabant. Ce furent ces petites gardes avancées des cavaliers Gaulois, quisauvèrent comme on a vû plus haut, le grand convoi de César, & qui détournèrent pasleur vigilance l’effet de la surprise que les Généraux de Pompée avoient projettée.

Les bons Généraux Romains n’ont jamais manqué de précautions, pour se mettreà l’abri de la surprise. S’il y en a eu q U i se sont laissé surprendre, on trouvera toujoursque cela n’a eû lieu que lorsqu’ ils s e sont écartés par preTomtion, ou par négligencedes anciens réglemens & des bons usages introduits dans leurs armées. Leur façon

*) Equitum levisque armatures flatta t compo- tuta omttia , & injèfla effufis hoflium pabulat° rtJita instrudaque in fubitos tumultus t & s uo militi bus prcebebat.