Ch. 79.
PI. XIII.No. 3.
2.ZL G U E.R R E DE CÉSAR
ì Résolus donc de retourner à Lerida, ils auroient pû prendre la mêmerouté-par laquelle ils étoient venus, c’est à dire, le chemin qui se trouvéentre les montagnes & la riviere. Mais se rappellant le mal que la cavalerieleur avoit fait dans cette plaine, ils se déterminèrent à marcher par les mon-tagnes, qui selon ce qu’on a déjà dit, s’étendent dans une chaine interrom-pue quelquefois par des vallons Sc des petits bouts de plaine, jusqu’à la hau-teur qui est vis-à-vis de celle, où la ville de Lerida est assise (I). Endirigeant leur marche de cette maniéré, ils se flattèrent de se mettre à l’abrides insultes de la cavalerie, Sc de conserver la supériorité du terrain sur l’in-fanterie ennemie. La crainte que César ne les dévançat de nouveau, ne dutplus les inquiéter, vû qu’en les tournant à présent pour leur couper le che-min de Lerida, il leur auroit nécessairement ouvert le passage d’Octogese.
Pour marcher avec fureté dans un terrain fl incommode & si difficile,ils formerent l’arrieregarde d’un certain nombre de cohortes choisies furtoutes les légions, Sc débarassées entierement de leurs bagages. Toute far-inée se mit en marche à l’aube du jour & gagna d'abord la montagne, qu’el-le avoit à sa gauche. César toujours attentif aux mouvemens des ennemis,fit partir fur le champ fa cavalerie qui selon sa coutume se mit à leurs trous-ses. Ses légions, n’ayant pas eû de peine à franchir les nouveaux retran-chemens, suivirent en côtoyant au pied des hauteurs la marche des enne-mis. N. 4 . Ceux-ci débutèrent avec assez de succès, pareeque tant que lestroupes monterent la montagne, les cohortes de f arrieregarde, rangéesdans la plaine selon les principes de la tactique Romaine, tinrent suffisam-ment la cavalerie en respect. Cela continua encore tandis qu’elles faisoientleur retraite, car en gagnant la hauteur après les autres, elles l’écartoient aussisouvent qu’elles faisoient front contre elle, & tous les traits qu’elles lan-çoient de haut en bas faisoient leur effet. Mais lorsqu’on eut atteint le som-met
Hoc probato conjìlio, ex cafiris proficifcun-tUf. César equitatu prœmijso , qui novijjìmumagmeìi carperet atque impediret , ipje cum le-gionilus fubsequitur. Nullum intercedebat teni-pus , quiu extremi cum equitil m proelìarentur ,Geìius erat hoc pugìiœ : expedites cohortes no-vijjîmum agmen claudebant ; pluricsque in locis
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campeftribus subjìftebant. Si mons erat adfcen-
dendus , facile ipfa loci natura periculum repel-lebat: quod ex locis fuperioribus , qui ante -ceferant , defiiperfaos adjcendentes protegebant-Qmm vallis aat locus declivis faberat ; nequeìi , qui antecejjerant , morantibus opetn serf 1poterant; équités ver o exloco superiori ûi aver*