Band 
Vol. I.
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EN ESPAGNE. Sect. VIL

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îtiet & que le terrain se trouva uni jusqu’à la pente par où il falloit descendrepour continuer le chemin, pour lors leur situation devint critique. Lestroupes qui étoient descendues les premieres, ne pouvant donner du secoursà celles qui restoient en arriéré fur la crête de la hauteur, ni les protéger parLurs traits; le nombre des cohortes de l’arrieregarde diminuant aussi nécessai-tement, à mesure qu’on poursuivit la marche; la cavalerie qui les avoir tou- n>. No.jours serrées de près dans un terrain favorable, redoublant alors l’impétuo-fité & l’ardeur de ses attaques, ne manqua pas de culbuter les dernieres, lesUnes fur les autres, & de leur causer des pertes considérables. Pour se ga-rantir de semblables echecs, qu’ils auroient essuyés aussi souvent qu’on au-roit passé d’une montagne à l’autre, leurs Généraux se virent dans la néces-sité, avant de descendre de la montagne, de s’arrêter chaque fois fur le som-met avec la plus grande partie de leurs légions, de s’y mettre en bataille se-lon que le terrain le permettoit, & d’ordonner une charge générale contrecette importune cavalerie. II falloit ensuite, après savoir écartée par cettecharge, faire incessamment retourner les cohortes, en leur ordonnant decourir à perte d’haleine, pour gagner au plutôt la pente par où elles dévoientdescendre, & se jetter aussitôt toutes à la fois, de haut en bas, afin d’être aupied de la montagne, avant que la cavalerie pût se rallier & revenir à la char-ge. Les troupes ayant une fois gagné le fond, les cohortes de l’arriere-garde, qui se formoient de nouveau & le plus promptement qu’il leur étoitpossible, couvroient ensuite le reste de la marche avec moins de peine. Danstoute cette retraite, leur propre cavalerie, quoiqu’assez nombreuse encore,tie leur servit absolument de rien. Elle étoit si peu dressée & si effrayée parles combats précédents, qu’elle n’osa plus se présenter à celle de César, sanS

s 0s tela conjiciebant ; tutti magna erat in péri -citlores. Relinquebatur , ut, quum ejusmodilotit ejfet appropinquatum, legionum stgna con-fistere iubcrent , magnoque impetu equitatumvtpellerent, Eo fubmoto , repente mcitati cur-f u fifi in valles univerfi demitterent, atque itatransgrcjjì ru r s uí j n lods fiiperioribus constste-rent. Nani tantuni ab equitmn fuorum auxiliisobérant , quorum nunicrum kabebant magnum ,V:t eos fiiperioribus pertcrritos proeliis, in*~-Teme II.

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dium reciperent agmen , ultroque eos tuerett-tur , quorum nulli ex itinere excedere licebat,quin ab equitatu Cœfaris exciperentur ,

Tali dutn pugnatur modo, lente atque paiil-latitn proceditur , crebroque, ut jìnt auxiliosuif , fiubjìfiunt, ut tum accidit. Millia enintprogrcjjì If, vehementiusque peragitati abequitatu, montem excelfium capìunf, ibique unafronte contra hofiem castra muniunt , neque ju-mentis onera depowunt,

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