Sect. I.
DE CÉSAR
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de rapport entre elles : les levées se faisoient à la hâte, Sc on se soucioit peu Appiend’observer les anciennes formalités de religion Sc de police, que la supersti-tion répresentoit comme très importantes. p-*8i.
Presque toute l’Italie étoit sous les armes pendant la guerre de Sylla.
Deux cens cohortes, chacune de cinq cens hommes servoient dans l’arméede la faction contraire. Les légions de Sylla furent déclarées ennemies de iliem L -
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la patrie, Sc on íe disputa mutuellement le droit de porter légitimement lesarmes. La victoire de Sylla fit cesser toute cette confusion. Les légionsqui se trouvèrent à la fin de cette guerre sous les enseignes de Sylla, fu-rent congédiées Sc établies dans les colonies (II). Mais celles qu’on con-serva sur pied, ou qu’on leva de nouveau, furent soumises aux anciens ré-glemens, Sc reçurent derechef leurs dénominations comme autrefois, selonla date de leur création, & de ce nombre sont la plupart des légions quela République eût fur pied du temps de César.
Lorsque les Romains eurent porté leurs conquêtes audela des limites deTltalie, ils n’oserent plus à la fin de chaque guerre, congédier leurs ar-mées. Le Sénat se vit dans la nécessité d’entretenir constamment, & fur leslieux mêmes un certain nombre de troupes toujours prêtes au besoin, &capables de faire face aux révoltés des nouveaux sujets, Sc aux entreprises desvoisins. II y eut pour cet effet Sc selon les circonstances plus ou moins delégions en Espagne, dans la Gaule Cisalpine, en Asie, en Afrique, enGrece Sc ailleurs. Les Consuls Sc les Préteurs qui en sortant de leurs char-ges furent envoyés dans les provinces, y amenerent souvent de nouvelles lé-gions, soit pour relever celles dont les années de service étoient expirées, soitpour les renforcer en cas de troubles Sc d’une guerre ' prochaine. On ju-geoit alors de l’importance des provinces par le nombre de légions, que laRépublique y entretenoit Sc on en briguoit souvent le gouvernement parambition, pour y cueillir des lauriers en temps de guerre, souvent aussi par ava-rice, pour y amasser des richesses. Pompée, César Sc Craííùs, agissant deconcert, s’emparerent en dépit du Sénat Sc de tous les gens de bien, destrois gouvernemens les plus considérables alors, de l’Espagne, de la Gaule& de la Syrie, & se rendirent en même temps maîtres, de trois puissantes ar-mées qui y étoient réparties *). Nous verrons dans la fuite le nombre des FlorusLV -légions dont ces armé es étoient composées, Sc comment César, en les*) Ergoquummiituisuifihus insuum quisque decus niteretur, Cœfar Gallium invadit, Crajsus
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