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Vol. II.
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DE CÉSAR. Sect. II.

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suite quelles p ortoient ce nom eû égard aux fix vieilles légions que Pompée ibidem.

. > r j t-' r Delaguer-

avoit fous les ordres en Lípagne. re ào-u-

La légion que la République entretenoit dans la province Romaine ou ,es L IÏ - ch -dans la Gaule Narbonnoise s’appelloit la Dixieme (II); elle étoit formée des pìúsuurslLhabitans de cette province, surtout de ceux des colonies que les Romains y tr " 0 É~avoient établies; 8c lorsque trois ans avant, le Préteur Pomptinus soutintune guerre difficile dans cette province contre les Allobroges, qui fous laconduite de Catugnatus y avoient fait une irruption (III), il est; vraisembla-ble , qu’en cette occasion elle avoit donné de grandes preuves de valeur 8cacquis cette réputation qu’elle avoit déja quand César en prit le comman-dement. II se sit dans la fuite un devoir de restituer à leur patrie, unepartie de ces braves vétérans, lorsqu’il en forma une colonie militaire qu’il *'

établit à Narbonne, comme Pline le rapporte. ch. 4 .

Quoique ces quatre légions fussent toutes composées de Gaulois qui Sigon. deavoient le droit du Latium, on ne les regarda pas moins a Rome comme des Ì ur f. an T 'T r *barbares, 8c on en eut bien de la frayeur, lorsqu’au moment où la guerre cap.r. d«

Pro-

ch. g.

civile éclata, la nouvelle vint que César à leur tête, marchoit du côté de la r t

ville. II est vrai que la férocité 8c l’insolence de ces vieilles bandes étoient ó *

extrêmes. Toutes les séditions dont les auteurs des guerres civiles fontmen- và Cac-tion, furent excitées par l’une ou par l’autre de ces quatre légions, de forte sius L ‘ XII ‘que César eut besoin de toute sa fermeté & de tout son pouvoir pour le scontenir.

• Te ne puis m’empêclier de faire ici une réflexion fur l’estime particulièreque les anciens Généraux témoignèrent de tout temps pour les troupesqui avoient déjà fait la guerre. S’ils avoient le bonheur d’en avoir fousleurs ordres, ils s’attribuoient une supériorité décidée sur les légions denouvelle levée quelque nombreuses qu’elles sussent 8c quelque soin qu’onse fut donné pour les discipliner. C’est que toute troupe qui joint son ennemià l’arme blanche comme chez les anciens, s’aguerrit plutôt par la pratique8c devient plus ferme 8c plus intrépide dans le danger, qu’une autre qui tire delom 8c qui met fa confiance dans les armes de jet. Nous avons vu au con-traire de nos jours des troupes qui n’avoient jamais fait la guerre, battreplus d une fois de vieux régimens & gagner en temps de paix par f exercice8c par la discipline la même supériorité sur l’ennemi que les anciens n’ont suacquérir que dans les combats 8c par la pratique. Les régimens avec les-Tome III. p p