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Vol. II.
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Sec t. III.

DE CÉSAR.

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loise, puisque qu’à l’entrevue concertée entre lui 6c le Roi des GermainsArioviste, dans laquelle on étoit convenu que chacun viendroit accompagnéd’une troupe à cheval, il ordonna aux cavaliers Gaulois de prêter leurs che-vaux aux soldats de la dixieme légion qui avoit alors toute fa confiance (III). c.tdeu o.Mais il eut assez d’occasions dans la fuite, de mettre à l’épreuve l’attache- .^4"ment & la fidélité de ces escadrons Gaulois qui lui rendirent de très grands idem de ,services dans les différentes guerres d’Epire, d’Afrique 6c d’Efpagne. Ou- g. cw. ltre la cavalerie Gauloise il prit à sa solde, déjà pendant sa premiere cam- 39 ‘pagne, un corps de quatre cens cavaliers allemands, 6c ayant éprouvé leurvaleur en différentes occasions, il en fut si content, que vers la fin de la guerre ,e * L -vu.des Gaules, il en fit encore venir de nouveau un nombre très considérable; Ch,r3 'mais trouvant alors, que les chevaux, avec lesquels ils étoient venus, étoientmauvais 6c ruinés, il engagea les cavaliers Romains, les Volontaires 6c les L VI1 - Ch.principaux officiers de son armée, a lui céder une partie de leurs chevaux pourmieux remonter ces nouvelles recrues. II eut encore à son service un corps dâ^Gaui»de cavalerie Espagnole, de même que quelques escadrons de Numides. La 1>v - aí -cavalerie de César surpassoit déjà dans fa quatrième campagne des Gaules le idemnombre de cinq mille chevaux, 6c elle monta à dix mille au commencement 1IL 7 ’de la guerre civile, selon le témoignage d’Appien d’Alexandrie. Guerre Civ*

II est cependant singulier qu’ayant rassemblé une cavalerie si nombreuse lh-p.45»..6c si redoutable, il n’eut pourtant à la journée de Pharsale, que mille che-vaux à opposer aux sept mille de Pompée. Lui même en rend raisondans ses commentaires, en disant que malgré ses ordres de rassemblerautant de vaisseaux qu’il seroit possible, il n 5 en trouva que très peu à son arri-vée à Brindes, de forte que dans le trajet qu’il fit en personne, il ne put &v! < l!ih.embarquer que cinq cens chevaux, 6c qu’Antoine qui lui amena le reste de ch - a ’ses troupes n’en prit à bord que huit cens. Cette disette de cavalerie le Ce ' s - d9UG -gêna beaucoup dans toute cette campagne. II dit en même temps que la ClT,m ' 3 °'longue & pénible marche de l’Espagnejusqu’àBrindes, 6c les chaleurs excessi-ves de l’automne dans le climat malsain de la Pouille, avoient occasioné des idtmde, «maladies dans son armée 6c fait périr beaucoup d’hommes 6c de chevaux. nL ch. tOn est bailleurs étonné de l’industrie avec laquelle César pourvoyoità tous les besoins de la guerre, 6c comment il se fit ressource de tout, enn’épargnant m argent, ni soin pour se procurer les avantages qui dépendoient

de lui. C’est ainsi qu’iì tenoit toujours prêt dans le dépot, un grand nombreTami III. Q q