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Vol. II.
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3 ix MÉMOIRES SUR L' A R M Ê E

il les auroit fait plutôt succéder aux íìx légions d’Espagne, fous les noms deseptieme & de huitième.

Quoique César fut sensible au départ de ces deux légions, il lui restoitpourtant assez de forces pour faire la guerre à Pompée. II commença parrapprocher insensiblement íes légions des frontières de l’Italie, <Sc donnaordre à la treizième de passer dans la Lombardie, pour remplacer celleCe'CdeiaG. q U i y avoit eû les quartiers, & qu’on lui avoit enlevée. Ce fut cette trei-dT !eS zieme légion avec laquelle ayant passé le Rubicon, il effraya si fortementl’ennemi, qu’il lui fit abandonner, presque fans coup férir, les places & lespostes les plus importans de l’Italie. A mesure qu’il avança dans fa marcherapide, il récueillit cette prodigieuse quantité de recrues, que Pompée avoitfait lever dans le dessein d’en former les dix légions avec lesquelles il se propo-Ce's. de la G. soit de lui tenir tête. II surprit en même temps un grand nombre de cohortescìv. r. i. àus les villes dont Pompée s’étoit flatté qu’elleslui étoient dévouées, &c en en-gagea la plupart à se faire enrôler sous ses enseignes. La feule ville de Cor-finium f arrêta au grand préjudice du parti de Pompée: parcequ’ étant ren-îdemibidem £ orc £ p ar la huitième & la douzième légion, & par vingt deux cohortes1 sec. de Gaulois, César se vit en état d’en former le siégé. II la prit au bout dehuit jours, & avec elle, commed’un coup de filet, trente cohortes queDo-mitius y avoit rassemblées, & qu’il attacha fur le champ à son service. Sonidem ibidem armée se grossissant ainsi aux dépens de son ennemi, il marcha avec six légions,Li-ch-aj. ^ ont tro - s Noient de nouvelle levée, droit à Brindes & força Pompée enfaisant semblant de lui fermer la sortie du port, d’accélerer sa fuite en Epire.

Dès que César fut maitre de Rome & de lltalie, il ne songea qu’auxmoyens de tirer parti des ressources que la retraite dePompee lui avoir laisieespour assurer ses conquêtes, & pour rendre son armee plus forte & plus re-doutable qu’elle n’avoit été jusques là. II remplaça les deux légions que leSénat lui avoit enlevées, par les vingt-deux cohortes Gauloises qui l’avoientjoint près de Corsinium, ôc en rétablissant de cette maniéré la quinzième,&.la seizieme légion, il remit sa vieille armee sur le pied de dix légions, presquetoutes formées de Gaulois, dont la fidélité & rattachement lui étoientconnûs. Des trente cohortes qu’il avoit prises à Corsinium, & de cellesqui lui étoient tombées entre les mains depuis son entrée en Italie, il formaCés .Ac n G. quatre nouvelles légions, la dixseptieme, la dixhuitieme, la dixneuviemeCi». L-1 A j a vingtième (I). II en confia troisaCurion pour les employer à laréduc-