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Vol. II.
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DE CÉSAR. Sect. IV.

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tion de la Sicile ôc pour les transporter delà en Afrique ou Atius Varus à latête de deux nouvelles légions, soutenoirles interets de Pompee. La qua-trième fut conduite par Valerius dans la Sardaigne, qu il soumit fans peine.Deux de ces quatre légions périrent bientôt en Afrique par 1 imprudencede Curion, ôc il n’est pas fait mention dans les commentaires de Césardes deux autres qui resterent en Sicile ôc en Sardaigne. J ai tout lieu decroire que pendant la guerre d’Espagne, Pompée étant maître sur mer, avoirtrouvé les moyens d’attirer de nouveau ces légions dans son parti, & de lesfaire passer en Epire. Lorsque César fait le dénombrement des légions dontPompée diíposoit à la journée dePharfale, il parle d’une légion formee desdeux qui lui étoient venues de la Sicile (II). Caton qui commandoitdans cette Isle lorsque la guerre civile commença, fut si surpris par l’arrivéede Curion, qu’il ne put pas achever de faire ses levées, & qu’il fut mêmecontraint de s’enfuir avec précipitation. On voit bien que dans cette situationil n’eut même ni le temps d’embarquer deux légions, ni la facilité de leur fairepasser la mer. II faut donc que certaines circonstances que l’histoire ne détaillépas (III), ayent favorisé le changement de parti de ces deux légions, ôcque Pompée à l’aide de ía flotte ait eû l’occafion de les retirer de l’Isle, ôc deles joindre à son armée. Cependant il n’y a pas de doute que César ne lesait remplacées dans la fuite, vû qu’on les trouve au nombre des légions qu’illaissa à fa mort, & que les médailles de la famille Antonia en font expres-sément mention (IV).

Quelque considérable que fût cette augmentation de six légions, dontnous avons parlé, César fidèle à son plan ne s’y borna pas, il fit encore ve-nir de tous côtés de nouvelles recrues, ôc ordonna à Ces Lieutenans en partantpour l’Eípagne, de continuer les levées avec toute la chaleur imaginable. Onrassembla ainsi en peu de mois dans l’Italie, dix nouvelles légions( V), tou-tes entretenues, comme les autres, aux dépens de César, qui s’étant em-paré du trésor public, avoit assez de moyens pour fournir à cette dépense.II se vit même en état de faire donner à chaque soldat de íes vieilles légionsla somme de deux mille sesterces, qui reviennent selon notre monnoye à qua-tre vingt trois écus huit gros ; il y joignit la promesse de leur faire toucher dessommes bien plus considérables à la fin de la guerre. Les dix nouvelles lé-gions furent nommées la vingt &unieme, la vingt-deuxieme, la vingt-troi-

sieme ôcc. ôc la trentième. Ainsi farinée de César confistoit dans ce tempsTotnt III, R f

Ces. deïaG.Civ. L. r.ch. 4.

idem ibidemL.i. ch. 30.

VoyezThés. Mo-rdu, Fami-lia Antonia.

Suetou.CH. z».

De la G. A-Jexandrine55 -