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Vol. II.
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DE C É S A R. Sect. IV 317

pendant malgré les procédés honnêtes que César observa k leur égard, Afra-nius trouva bientôt les moyens d’en enrôler de nouveau plusieurs cohortes,

& de les ammener en Epire, à Tannée de son ennemi.

Les dispositions apparentes des troupes que Varron commandoit dansla Bétique, fournirent à César des ressources inopinées pour augmenter sonarmee. Une des deux légions de cette Province se déclara en sa faveur, mê-me avant son arrivée, & força le Lieutenant de Pompée, à íe rendre au Vain-queur, avec la légion qui luiétoit restée <3c- trente cohortes des naturels du pays.

César prit ces deux légions à son service, & employa les trente cohortes à^augmentation projettée de ses forces. C’est donc depuis cette époque, qu’onvoit six nouvelles légions paroitre dans Thistoire militaire de César, tandis quedans le récit de tout ce qui s'est passé avant ce temps, il n’en est jamais faitmention. Le deux légions de Varron conservèrent leurs anciens noms depremiere Bc de seconde, & resterent dans la Bétique. La seconde se révol-ta peu de temps après le départ de César, contre Cassius Longinus, à quiil avoit coníié le Gouvernement de la Province. La premiere légion n'estnommée nulle part dans les commentaires de César. Apparemment elle sutplus connue íous le nom de Vernacula comme étant formée de citoyensRomains, nés & domiciliés dans la Province ; il en est fait mention danstoutes les guerres qui ont agité ce pays. La troisième & la quatrièmefurent destinées à garder l’Espagne citérieure, ou la Tarraconoise, & ce futdans la guerre contre les enfans de Pompée que la troisième étant resteefidèle à Ceíar, combattit dans son armée à la bataille de Munda.

La cinquième <3c la sixième commencent surtout depuis cette augmen- CetG. da-tation a se distinguer parmi les troupes de César ôc k avoir part à toutes les 84 ’guerres qui suiviient. Comme elles portoient constamment le titre de lé-gions vétéran es, elles ne pouvoient être du nombre de celles qu’on avoit 33-levées nouvellement en Italie. II faut nécessairement qu’elles ayent déjaexisté avant ce temps ; c’est pourquoi je crois fermement que ce font les mê-mes légions dont j’ai remarqué fur le témoignage de Suctone, que César lesîes°d' entretenues à ses propres frais pendant la guerre des Gaules, outre< î ue L République avoit avouées. Jusqu’alors ce n’étoíent quees co ìortes surnuméraires, formées de Gaulois Transalpins, auxqueís il n’o-oit pas onner la forme de légions, tant par respect pour les loix, quepour ne pas eau er d ombrage à ses ennemis. Mais dès qu’il n’eut plus rien

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