Band 
Vol. II.
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328
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MÉMOIRES SUR L'ARMÉE

Z2-8

Cés G. Civ.III.ch.lo 5 .107.

G. Alexand.ch. 9.

G. Alex. 3 3.

G.Alex.77.

Appien G.C.IH.575.

Ap. G. C.576. Cic.Phil. II. ch.r r. DionCassiusXLVIL 27.

Dion Cas-sius XLII.53. &d’au-

SECTION VI.

A près la bataille de Pharsale César fit repaíTer en Italie la plupart des vieil-les légions qui avoient combattu à cette journée, & alla pour fapersonne en Egyp te » accompagne seulement de deux légions qui formoientà peine trois mille combattans. Le cruel embarras auquel il se vit réduit àAlexandrie le força bientôt à appeller à son secours deux de ces légions, queDomitius avoit à peine formées des soldats de l’armée de Pompée qui Cô-toient rendus. II vint à bout par son génie 6c par son courage de tous lesefforts que firent ces vils Egyptiens pour arrêter le cours de ses victoires.II vainquit avec une facilité qui Fétonna lui même, le Roi du Pont Pharna-ce, ce fils parricide du grand Mithridate. II ne lui resta plus rien alors hfaire dans l’Orient, qu’à vanger la défaite de Crassus par la guerre contre lesParthes j mais contraint d’y renoncer pour le moment par la nécessité de re-tourner incessamment à Rome, il prit des mesures, qui en même temps qu’el-les servoient à maintenir son autorité dans ces provinces, préparoient de loindes ressources pour l’expédition qu’il étoit obligé de différer. Dans cette vueil laissa trois légions en Egypte ; deux autres dans le Royaume du Pont fousles ordres de Coelius Vinicianus. Son parent Sextus César resta à la tête d’u-ne légion dans l’Afie mineure. L. Statius Murcius, 6c Quintus Martius Cris-pus(I), tous deux Proconsuls furent postés chacun avec trois légions, l’undans la Bithynie, 6c F autre dans la Syrie. De ces douze légions réparties decette maniéré en Afie 6c en Egypte, il n’y en avoit que trois dont la créationeut précédé la bataille de Pharsale ; les neuf autres étoient toutes de la dernie-re augmentation, dont nous avons parlé. Ce furent ces mêmes légions,formées la plupart des débris de l’armée de Pompée, que Brutus 6c Cas-sius trouvèrent dans la fuite si disposées à soutenir les intérêts de la Ré-publique contre Antoine 6c l’héritier de César, 6c dont ils formerenten partie, la grande armée avec laquelle ils combattirent à la journée dePhilippes.

Au retour de César en Italie ses vieilles légions demanderent d’un tonmenaçant le congé 6c les récompenses qu’il leur avoit promises. Cependantle parti Républicain s’étoit relevé en Afrique 6c Scipion à la tête de dix lé-gions , 6c d’un grand nombre de troupes legeres, fit cr ain dre une nouvelle

guerre