LES CE ST ES DE JULES AFRLCALN.
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CHAPITRE V.
Spécifique pour se donner de la valeur dans les combats.
L ’imbécille auteur veut qu’on éventre un coq qu’on sait avoir été bienvaillant, pour chercher dans son estomac certaine pierre, qu' il croitqu’on y trouve quelquefois. II veut qu’on porte pendant le combat cettepetite pierre, fous la langue ou fous le bras, & en promet les efíets les plusextraordinaires. Themistocle, selon lui, en étoit pourvû, lorsqu’il se bat-toir contre les Perses, ôc il prétend que c’étoit la raison pourquoi les Athéniensaprès la victoire étaloient un coq dans la pompe du triomphe.
CHAPITR E VI.& VII.
Des remedes contre les douleurs qu'on souffre sous le coûteau du chirurgien.
L E copiste a séparé ces deux chapitres qui n’en font qu’un seul. Les se-crets que fauteur y enseigne, sont l’usage d’un talisman qu’il décrit, cer-taines paroles qu’on doit prononcer avant l’opération, l’attention de frot-ter d’huile le fer dont on a été blessé, & d’autres pratiques superstitieuses.
CHAPITRE VIII. —XIV.
Des chevaux.
C Es chapitres renferment certains secrets qui regardent les chevaux.
Dans le huitième il dit dans son stile déclamatoire, qu’ainsi qu’on ren-contre rarement un homme parfait, on ne trouvera pas non plus de chevalexempt de défauts. II fait l’énumeration des principaux, & finit par recom-mander de graver fur l’ongle du pied gauche de devant, une lune avec certai-nes paroles & certains caractères, comme un excellent moyen de rendre enpeu de temps, le cheval le plus farouche souple & obéissant.
Dans le IX me chapitre il parle des moyens d’empêcher que les chevauxne hennissent surtout lorsqu’on se met en embuscade avec la cavalerie. II citel’exemple d’Aristomene le Messénien, qui dans ces occasions ne se servit quede jumens, & qui découvrit une fois par leur moyen une troupe de Lacé-démoniens qui s’étoient cachés pour le surprendre. Selon lui le meilleur mo-yen dont les anciens guerriers & surtout les Parthes se soient aussi servipour faire taire les chevaux, c’est de ferrer avec une corde de boyaux bienfortement, & jusqu’à la faire entrer dans la peau, la queue du cheval unpeu au dessus de Porigine des crins. La douleur qu’ils en ressentent réprime1 instinct dc Penvie qu’ils ont de hennir.