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Vol. II.
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LES C ESTE S DE JULES AFRICAIN.

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l’air qu’ils avoienc appris. L’effet en fut des plus extraordinaires. On vittout d’un coup les chevaux ennemis s’effaroucher, fe cabrer &. jetter leurscavaliers à bas. Toute la cavalerie érant épouvantée & en désordre, lesCrotoniates fondirent fur elle, & n’eurent pas de peine à la défaire entiere-stient. Cette victoire étoit encore célébrée long temps après l’événement,par des sacrifices qu’on faisoit à Neptune surnommé Taraxippus, ou celuiqui épouvante les chevaux.

L’auteur fe fait fort d’enseigner un expédient qui produira le méme effetbien plus sûrement que ne le fait le son des instrumens. II veut qu’on amaffeune grande quantité d’Euphorbe pulvérisé, qu’on en remplisse de grandesseringues que plusieurs personnes tiendront en main devant le front del’armée, pour la répandre à l’approche de l’ennemi, & en remplir l’air. L’au-teur assure que cette gomme résineuse pulvérisée & connue pour un puissantSternutatoire, produira dans ces occasions des effets prodigieux ; que leschevaux en seront comme étourdis, & qu’aveugles & furieux ils désarçonnerontleurs cavaliers, de maniéré qu’il n’en coûtera pas beaucoup pour acheverleur défaite. L’Euphorbé fait selon l’auteur plus de mal dans un combatde cavalerie, que toute la décharge des traits & des flèches.

II parle ensuite d’autres plantes & drogues nuisibles aux chevaux, & con-seille même de profiter d’un vent favorable pour chasser la fumée de vieuxhaillons, du côté de l’ennemi. II raconte fur la fin que Dercyllidas Géné-ral Lacédémonien, s’étant une fois trouvé dans une plaine avec fa feuleinfanterie, vis-à-vis de l’ennemi qui étoit fort supérieur en cavalerie, avoitd’abord formé le quarté, pour faire face de tout côté, mais qu’en mêmetemps il avoit ordonné aux soldats des derniers rangs, de creuser sous leurspieds avec leurs seules épées de petites fosses, & que celles-ci étant prompte-ment faites, il avoit rammené toute fa troupe derriere ces fosses, où fe trou-vant en sûreté, elle avoit aisément bravé tous les efforts de la cavalerieennemie.

CHAPITRE XVI —XIX.

L ’auteur préscrît dans ces chapitres quelques recettes contre les maladiesdes chevaux & des mulets.

L’Empereur Constantin Porphyrogenete fit faire l’extrait de plusieursauteurs, qui avoient écrit fur la médecine vétérinaire, & cette collectionnous est conservée sous le titre de Hippiatrica que Simon Gryneus fit impri-TomellI. Ggg