PRÉFACE.
tique des Anciens. Forcé par cette circonstance d’accélérer sédition demes Mémoires, il ne me fut pas possible de prévenir les fautes d’impres-íion & d’inadvertance qui s’y font glissées & de donner surtout aux plans,l’exactitude qu’ils auroient eue, íi je n’avois pas été obligé d’en abandonnerl’exécution à des personnes peu éclairées.
Non obstant ces défauts dont je me fuis apperçu le premier, j’ai eû lasatisfaction de voir ces mémoires favorablement accueillis du public, & plu-sieurs personnes instruites en faire l’éloge. Sensible à cet accueil & avideen méme temps de nfen rendre plus digne encore, j’ai formé de bonneheure le deíîèin de donner une nouvelle édition de cet ouvrage, d’y fairedes corrections, & d’y ajouter les éclaircissements nécessiires pour lemettre, autant que cela est possible, à l’abri de la critique. La guerre, &depuis la guerre d’autres occupations m’ont empeché d’exécuter ce projet:& ce n'est que depuis quelque temps, qu’ayant de nouveau du loisir pourvacquer à mes travaux littéraires, j’ai pu reprendre ce travail.
Mais dans le temps que je m’occupe de ces idées on remet entre mesmains Les recherches d Antiquités militaires du Chevalier Lo-looç avec ladéfense du Chevalier Folard contre les alléguas ions insérées dans les Mémoiresmilitaires fur les Grecs & les Romains : ouvrage in q,to, composé dans le seulbut de détromper le public de la bonne opinion qu i! avoir du mien. L’airde suffisance & le ton de déclamation qui régné d’un bout à l’autre dans celivre, me firent d’abord comprendre que ce n’étoit pas l’intérêt de la véritéqui avoir guidé la plume de cet officier, & je ne fus pas peu étonné, d’ytrouver la méme aigreur & le même fiel qu’on reproche avec raison auxlittérateurs vulgaires qui s’échauffent souvent dans leurs disputes.
En vain pour se justifier sur le mauvais ton de íà critique, fauteur m'im-pute t’il d’avoir combattu moi-même les opinions du Chevalier Folard avectrop d’aigreur & d’indécence; envain se donne-1-il l’air d’avoir pris les ar-mes pour vanger l’honneur outragé d’un grand homme. C’est un pur pré-texte, trop aisé à réfuter, & je n’aurai pas de peine à prouver, que fansêtre enthousiaste, on ne sauroit parler du ChevaiierFolard avec plus d’égardPag. 3 . dcia à de respect, que je ne f ai fuit dans mes Mémoires. Cet habile Officier ,