P R Ê F A C E.
Le Chevalier de Lo-looz dit bien, qu on voit à mon Jlilesurprenant quef ignore ou que je me dissimule à moi-même que toute critique étant commeces remedes excettens dont quelque poison es la base , il r!y a que fart &fadrejse avec lesquelles elle es faite , qui puise la jus iser ^ ct que f emploides expressions d’une satyre mordante répugne aux esprits modérés , autantque le poison aux corps : voila des lieux communs & des fleurs d'éloquen-ce assés mal employées. II m’auroitété presqu’impoffible démarquer d’unemaniéré plus modeste & moins emportée que je ne l’ai fait la différencede mes fentimens, de ceux de Mr. Folard. Mais je fuis convaincu que Mr.Lo-looz ne se seroit jamais permis l’ufage de pareilles armes contre moi,s’il avoit prévu que quelqu’un se donneroit la peine de vérifier ses accu-sations par l’infpection même de mes Mémoires, ou plutôt, s’il avoit crûque j’étois encore vivant, & que mon honneur pourroit m’engager à plai-der ma cause.
Peu importoit de faire parade d’un respect &c d’une vénération sans bor-nes pour la Mémoire du Chevalier Folard. II falloit prouver d’une maniéréconvainquante, que c’étoità tort qu’on lui imputoit des erreurs fur les objetsles plus essentiels de la Tactique des Anciens. De bons argumens & nonde fades éloges auroient pris la place des fleurs que mon Critique pré-tend répandre d! une main conduite par f estime sur la tombe de ce grand Tac-ticien.
On fait que Mr. Folard soutint avec chaleur son systeme des colonnes,opposé à la maniéré ordinaire de ranger les troupes en bataille, & que
ait témoignage de Folybe pour garantir ce -qu il scriptian que Folybe fait du fiege deLilybèe poufy a de différent entre mon exposé de la bataille le texte de son traité de l'attaque & de la dé-de Cannes , Lf celui de Mr. Folard. Je prétens fenj'e des places , il a omis de mettre au jour les(pag. 15 o. J que les mesures que prirent lesEto- principales circonjlances que rhisorien en rap'liens à la bataille de Caphyes voioient la savante porte spag. 27 J J accuse encore le traducíeiifdisposition de Mr. Folard. A lasin de mon ré- de Polybe d’avoir mal rendu les paffages dont fcit de la bataille de Zama , je conclus que ÍAn- Chevalier Folard se sert pour prouver la réaliténibal de Zama est un tout autre Général que des tranchées. Ce font à peu près les endroitsÏAnnibal du Chevalier Folard. J’ai dit dans de mes Mémoires fur lesquels le Chevalier delo -le second volume ■> que quoiqu il ait choisi la de- loozsonde se s accusations , minteute le procès-