préface.
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ges dont ils font les extraits. Mais f ai eû lieu d’érre surpris de trouver dansl’encyclopédie militaire, une lettre de félicitation qu’un Anonyme adreíse au.Chevalier de Lo-looz fur la guerre qu’il m'a faite. II y est dit que per-sonne ne plaindra sauteur des Mémoires militaires, ni ne s’empressera à letirer de dejsous le pied de fort vaillant ennemi , où il lui semble de le voir at-terré , confondu & balbutiant contre le vainqueur quelques mots grecs & latins.Tour ce que je puis dire pour excuser l’acharnement singulier dont l’un &l’autre donnent des preuves si manifestes, c’est qu’ils m’ont cru réellementmort. L’auteur de la lettre le dit plus d’une fois. Guischard rfefí plus ; h
Chevalier de Lo-looq l’a enterré fous les commentaires de Folard; heureuxles Tacticiens , fi ses mémoires militaires avoient pû servir à f y ensevelir.On trouve dans toute cette longue lettre, des choses si bizarres, & tantd’écarts d’imagination, qu’on est tenté de croire , qu on ne sauroit écrirede cette maniéré sans y être poussé par quelque cause Physique. On voir du
moins, lorsqu’il reproche lui même au Chevalier de Lo-looz des sautesconsidérables, pour l’avertir de se tenir en garde Sc de n’en pas commettre desemblables dans ses commentaires fur ceux de César, dont il menace depuislong temps le public, que cen’estpas la raison, ni la persuasion des défautsde mon ouvrage, mais la légéreté & peut-être un peu d’envie, qui l’avoientengagé à montrer tant de mépris, & à lâcher tant d’impertinences contre unécrivain, qu’il ne connoissoit pas. On fait paroître dans cette lettre, & fansdoute malgré lui, le respectable Mr. Capperonier, en qualité de lavant qui en-tend le grec comme sa langue maternelle. Mon impitoyable ennemi veut quele Chevalier Lo-looz emprunte de lui les armes qui lui manquent pour acheverma défaite. Le conseil est sensé; mais je crains, que le professeur ne renvoyél’un ôc l’autre à Tarut-Pater nus , à Thefialus Pyrrhus , & à Cornélius Celfus .
II est au reste étonnant que les rédacteurs de l’encyclopédie militaireayent pû accorder une place à une pareille production, à côté de bien d’au-tres qui ne peuvent que perdre en semblable compagnie. Un journal mili-taire ne devroit pas servir de véhiculé à la publication de toutes les extrava-gances qui pasient par la tête d’officiers qui abusent de leur loisir. H faudroitque la raison seule, guidée par une saine critique présidât à cet établissement.
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