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Vol. II.
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anciens, avoit donné lieu. S’il n’est pas indifférent de prendre la fiction pour la vérité,mon travail aura toujours son prix, & ne sera pas regardé comme inutile.

Mr. le Chevalier de Lo-looz se chargeant de défendre Jes opinions de Mr. Fo-lard auroit donc dû- répondre à mes objections, & prouver clairement que suivant leyra!* sens des paroles que les auteurs employent dans leurs descriptions des fieges, onn’y trouve rien qui combatte aussi manifestement que je Pai dit, le système de son Héros.Car il est clair, que si l’on manquoit dans les siécles à venir de livres dogmatiques surla Fortification, ainsi que fur l’attaque & la défense des places, il ne resteroit d’autrevoye de parvenir à la connoissance de notre méthode, que le détail des fieges mémora-bles, qui se serait'jconservé dans les écrits de nos historiens contemporains. Mon cri-tique tache il est vrai d’intéresser le lecteur dune maniéré fort pathétique, en évoquantles manès du défunt Chevalier, •& en me taxant d’insolence d’avoir osé contredire cegrand tacticien, mais il ne dit pas un mot pour fa défense ; il ne réplique rien aux preu-ves que j’ai alléguées en faveur de mon opinion; on le voit adopter même Pexplicationtrop évidente que j’ai donnée des quatre rangs de cîayes dont les galeries étoient couvertesau siège de Marfeilles, & dont le Chevalier Folard avoit fait, comme je Pai dit quatre pa-rallèles. Au lieu de Frapper ,au but tel qu’un Hercule selon Pexpression de son Panégy-riste , il ne fait qu’esearmoucher, en s’appesentissant sur des incidens qui ne font rien à laquestion , & en me chicanant fur de simples expressions, comme on le verra dans la fuite.

II débute par vouloir me convaincre d’une erreur eu égard à la vérité de l’histoire.Recherches Pavois dit que toutes les petites Républiques de la Grece étoient des villes qui à l’abri ded’Amiq, leurs murs défendoient leur liberté & que leurs forces les plus considérables consistoientmilit. du £ j ans j eurs ca pit a l e s, dont la destruction étoit le terme de leur Gouvernement. M. le Che-de Lo-looï valier trouve cette proposition erronée, par ce que la ville de Sparte n’étoit pas entouréepag. n- d’une muraille & qu’Athènes ne subsista pas moins après avoir été brûlée & détruite parl’armée de Xerxes. Mais n’avois-je pas . assez prévenu la critique de mon Censeur enne parlant que des petites Républiques de la Grece, tellequ’Argos , Corinthe, Sicyone,Mantinée &c., & -cette trestriction expresse ne suffisoit- elle pas pour lui faire sentir quej’exceptois moi même les deux grandes Républiques d’Athènes & de Sparte qui avoientde grands Domaines, & dont les forces n’étoient pas concentrées dans la feule capitale ?Cette réponse naturelle ;n’ayant pû échapper à la sagacité de fauteur, on voit qu’il a cri-tiqué ce passage uniquement pour avoir l’occasion de régaler le lecteur d’un long récitde f expédition de Xerxes & de la défaite deMardonius, que personne n’ignore.

Lorsque je dis ensuite que les anciens observèrent deux méthodes dans leurs sièges:,, que selon l'une, on forma l’attaque en élevant une grande terraílè, & selon l’autrC0 n ne mit en œuvre que des machines, fans ces élévations de terre ; ” Mr. le Chevalierde Lo-looz trouve que je raisonne fort mal sur cet objet: car, dit-il, outre les atta-quts d 1 emblée» en couronne, & s escalade, ils formaient souvent des blocus pour as-f amer la garnison, Ù enfin ils faisoient aufii usage des mines. Quelle singulièreçon d’argumenter ! Quoique ces différentes façons de prendre les places soyent très vé-