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Vol. II.
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DES MÉMOIRES MILITAIRES.

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ritables, l’Auteur conviendra pourtant avec moi, que, lorsqu’on escalade ou qu’on blo-que une ville, on n’en fait pas pour lors le íiege. Ainíi quand je me propofois de par-ler des méthodes observées par les anciens dans leurs íìeges, • je n’avois pas à parler desattaques d’emblée, ni d’escalade, ni de blocus, ni de celles qui se font en couronne.

Le Chevalier de Folard fait auffi mention de six maniérés de prendre des villes, & dis- Tom. u.tingue la sixième, celle du íiege en forme, réglé, & de pied à pied. II ne parle P a 8- 447-pas non plus d’une méthode particulière de prendre les villes au moyen des mines, com-me différente d’un íiege. Parceque tout le monde fait que fusage des mines supposeun íiege, & que malgré cette ressource les modernes auffi bien que les anciens n’ont paslaifle de faire fur terre leurs approches vers le corps de la place. Il est fâcheux de sevoir dans la néceffité de répondre à de pareilles objections que le ton.de déclamation &l’emphase avec laquelle le Chevalier de Lo-looz les propose, ne rendent pas plus inté-ressantes qu’elles ne le font en effet.

N’observant aucun ordre dans fa critique on le voit tomber tout d’un coup fur le plan Amiq. Mil.qu’on a ajouté à mon récit du íiege de Marseilles. Lorsque j’en fis le brouillon, je n’a- p ' ’ 4 'vois d’autre destëin que de présenter au lecteur, les principales pieces que. César détaillesoigneusement, la terrasse, la tortue & la tour de briques; & comme.il n’y a rien dansle texte qui nous mette au fait des galeries de communication, des empîacemens desbatteries, & d’autres particularités de ce íiege , que les contemporains ne pouvoient pasignorer, je me fuis abstenu d’en donner le tableau. Il auroit fans doute mieux valureprefenter à part chacune des pieces que César décrit, que de les mettre ensemble sorUne feule planche à côté du destèín de la place. Mon critique n’auroit pu me suppo-ser alors l’idée de vouloir donner un plan exact & circonstancié, des attaques de cetteplace. Ceux qui voudront dresser de pareils plans n’en feront pas de meilleurs. AuContraire ayant des notions fausses íur la méthode des anciens dans leurs íieges, ils enforgeront de très mauvais & de bien plus propres à induire le lecteur en erreur, qu’àl’éclairer. Qu’aura-t-on à fe promettre d’un plan que le Chevalier nous fera de ce íiege,dans la nouvelle édition de César, lui qui a prétendu avoir découvert des tranchées enc ent endroits de ses commentaires? Je préférerais de beaucoup les batailles: d’Alexan-dre peintes par le Brun, ou celles de 1 empesta, à. toutes les productions bizarres de^imagination préfomtueufe de semblables auteurs.

CHAPITRE IL

Des Tranchées des anciens & des travaux déjignés par les termes Grecs& latins ’áevyux & vineas agere.

L e Chevalier de Lo-looz dans le deííèin de diminuer le mérite de mon travail, débu- Antíq. Mil.

te par traiter toute la matière des íieges des anciens comme de peu d’importance, &s egarde sortout les objections que j’ai faites contre les opinions du Chevalier Folard, com-une dispute rechaussée, dont Tobjet est peu intéressant pour le progrès de fart mili-Certainement en raisonnant ainsi, mon- Censeur fait bien voir qu’il ignore, com-

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taire.