DES MÉMOIRES MILITAIRES.
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couverte, Sc tantôt de simples mantelets & des galeries de charpente. J’ai réfuté dansma disièrtation cette bizarre maniéré d’interprêter les auteurs, en m’appuyant fur le té-moignage exprès de Joiephe, & fur des circonstances qui s’oppofent à cette variété' designifications que Mr. Folard prête à ce que les anciens appelloient Vinea. J’ajouterai en-core à ces preuves les descriptions qu’Apollodore & Végêce en font & qui font décisives.
On met , dit le premier, les soldats employés aux travaux à Vabri des traits 0 des Po,Iorcee 'c-pierres, au moyen de galeries fort légeres, nommées vinea ou vigne. Chacune de ces P xhêven.''vignes est un ajsemblage de cinq perches pointues par le bas pour être fichées enterre, qui soutiennent enjemble un toit, dont la partie la plus basse est de la hauteurd'un homme, & la plus élevée de celle d'un homme & demi. Elle couvre environ cinqhommes de front, & eftcouverte pardevant jusqu 1 à son comble,par toutes sortes de cou-vertures , fur tout par des cuirs doublés £? lâchement tendus pour céder aux coups.
Vegece entre dans autant de détails qu’Apollodore dans la description des machines.
Les anciens, dit-il, appelloient vignes, des galeries Rapproche, auxquelles le soldat^- IV. ch.donne aujourdhui le nom barbare deCaufia. On compose cette machine esune charpente a 'légere, & on lui donne sept piés de haut & huit de large, fur fei^e de long, avecun double toit de planches & de clayes. Ses côtés se garnissent d'un tissu dl osier im-pénétrable aux coups de pierres & aux traits, & de crainte du feu en couvre letout en dehors, de cuirs frais ou de couvertures de laine. On joint de front plu-sieurs de ces machines, fous lesquelles les ajfiègeans s'avancent à couvert, au pied desmurailles pour les fapper. Je pourrois aussi ajouter un passage de Philon qui ne les de'- Belopoucacrit pas avec moins de clarté'. Est-il bien probable que des auteurs qui traitent aulong, de l’art d’attaquer & de défendre les places, eussent défini si exactement ces ma-chines, fans faire mention des différentes significations que le chevalier Folard attribueà un terme aussi usité en fait de sieges, que celui de vinea, & de vineas agere, & jedéfie de produire un seul exemple dans les historiens, où cette expression souffre uneinterprétation différente de celle qu’Apollodore, Vegece & Philon lui donnent.
Mon critique pour soutenir l’honneur de son précepteur combat fortement cetteaíîertion, mais fans fe mettre en frais de nouvelles armes, il tache feulement dans ledessein de s’en servir contre moi de m’extorquer des mains celles dont j’ai fait usage.
Voyons en le succès.
J’avois dit, que Philippe n’élevant pas des terrasses au siégé d’Egine, fut obligéd’établir la communication entre le camp & le front de l’attaque par des sosies qu’ilcreusa fous la protection de toutes les machines, à mesure qu’on les poufíbit en avant ;je suis d’accord difois-je d’appeller ces fossés des tranchées, pourvu qu’on ne les con-fonde pas avec des galeries de communication entre les tortues qui constituoient lefront de l’attaque. Mon critique en relevant ce pasiàge s’écrie : voilà une restriclion ^eck>. à'mua laquelle on ne fe feroit fans doute pas attendu. Quel autre usage pouvoit - on faire Ml1 ' p S ’des terres du déblai, si ce n'est à former un épaulement ou parapet contre les bateriesde la places Jenien rapporte à tout ingénieur, fi ce passage sorti de la plume de
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