DÉFENSE
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M. G. ne prouve pas t existence & Vantiquité des approches modernes, rf une façonaustì évidente qrfauroit pu faire le chevalier, Ù fi cerf est pas une preuve complété, que lesanciens s'avancoient souvent par tranchées ou par travaux équivalens, vers le corps dela place ? Mon critique déplace ici un passage de ma distèrtation & croit trouver soncompte en le présentant isolé au lecteur & à Pingenieur au jugement duquel il provoque.
II me fait d’abord parler, apparentent par une saute de mémoire, peut-être aus-si pour dérouter le lecteur, du siégé de Rhodes, fait par Demetrius. C’est celui d’Eginelïb.IX. ch. ville de Thessalie que Philippe Roi de Macedoine entreprit, dont il s’agit ici. Polybe34. expose avec beaucoup de netteté que le Roi ayant fait applanir le terrain, s’avança avecson grand train de machines, jusqu’à une petite distance de l’enceinte de la ville;qu’alors pour établir le front de son attaque, il plaça deux tortues surmontées de plusieursétages, vis-à-vis de deux tours de la ville, dont il embrassa Patraque, & qu’il joignitces deux tortues par une galerie extraordinairement élevée, de façon que son frontd’attaque ne ressembloit pas mal, selon ce qu’il dit, au mur d’une ville fortiíìée, oppo-sée à un autre.
Polybe rapporte ensuite que Philippe, en même temps qu’il fit agir les béliers con-tre les tours, fit ouvrir de deux côtés la terre de dessous la galerie pour conduire desmines, jusques fous les murs de la ville, & qu’il parvint au moyen de ce travail à enrenverser une grande partie. Le chevalier Folard, séduit par la mauvaise traduction,comme je l’ai montré dans ma diílèrtation, prend ces deux mines pour deux parallèles,& y fait établir les batteries des machines. Philon enseigne la maniéré de faire ces con-pag, duits souterrains que Polybe exprime par & les compare aux travaux des mi-
nés dont ont rire les métaux. C’est surtout Apollodore qui explique ce travail impor-tant des sieges des anciens avec un détail qui ne laiíïe rien à desirer. Selon cet auteur,Toiîorcer. on s’avançoit fur terre de plusieurs endroits à la fois, à couvert des tortues & fous la pro-pag- ií. section des tours & des galeries, jusqu’à une petite distance du mur, où l’on commen-çoit à creuser la terre, & à descendre par la sappe jusques fous les fondemens des murs.
Que l’ingénieur auquel le chevalier de Lo-looz provoque, se représente donc toutle front de Patraque occupé par ces machines, ou plutôt par ces échafaudages rangés furnne ligne & élevés jusqu’à la hauteur des murs de la ville, & qu’il décide si ces ouvra-ges font des tranchées & des parallèles, semblables à celles dont nous embrassons dans nossieges le front de nos attaques. II prononcera nécellàirement que derriere cet immense ap-pareil de machines, des parallèles comme les nôtres n’auroient pas été seulement inuti-les , mais même fort embarraílàntes, surtout dans ces occasions où on étoit obligé dereconduire tout ce train de machines, ainsi que Philippe fut bientôt contraint de le faire.
Ce rideau artificiel dont les anciens couvroient le front de leurs attaques íùffisoitpour mettre les troupes qui étoient derriere, à couvert tant des traits qui venoient hori-zontalement, que des coups plongeans. On n’avoit à redouter que Pester des Balistes oudes Pierriers qui tiroient en élévation, & qui n’incommodoient pas peu les assiegeans,en les accablant d’une grêle de pierres. Polybe dit que pour s’ en garantir, Philippe