DÉFENSE
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roit vú íàns doute que ces machines ne se traníportoient que rarement par les Cylin-dres de bois ; que leur destination n’étoit pas de passer à travers le marais, mais d’en faci-liter le comblement & d’avancer à mesure que le terrain étoit affermi; & il auroit fansdoute renoncé à ses tranchées, s’il avoir eû la moindre idée de ce que César entend pariter munire conabatur.
Je passe sous silence un grand nombre d’autres imputations dont mon critique m’achargé. Il me paroit du moins que j’ai bien le droit de rétorquer contre lui même la sen-tence qu’il a prononcée sur mes Recherches : Sunt verba & voces prœtcreaque nìhìl. IIjie sied certainement pas à un critique de l’espece du Chevalier de Lo-looz de porter depareils jugemens.
pag. 2 f Sts.
Bel!. Civ.
III. 66 .
Lib. XVII.ch. 4.
Mém. milir.I. ch. I. p. 31
1.1. ch. 17,
ïolybe
XXXIII. j
CHAPITRE III.
Des Retranehemens des anciens & de la Jìgnijîcation da mot vallus
ou vallum.
L e Chevalier, n’ayant pas astèz trouvé à mordre dans ma dissertation fur l’attaque &la défense des places, a jette ses regards fur tout le livre, & se flatte à la find’avoir attrapé dans une de mes notes fur l’exposé du blocus d’Alesie une belle occa-sion de répandre à son aise le poison de ion outrageante critique. J’y avois observé quele Chevalier Folard, en voulant détailler la pratique des anciens dans leur Fortificationde campagne, n’avoit pas bien démêlé une partie de la défense de leurs lignes, qui con-sistoit dans la maniéré de les palissader. N’ayant pas alors dessein de charger cettecourte note de beaucoup de citations, de cent passages que j’aurois pû alléguer je n’encitois qu’un seul de César, dans lequel Fojsa , yallus & agger fembloient être clairementdistingués.
Il est certain que les anciens Romains ajoutoient une forçe particulière à leurs re-tranchemens par ces palissades que les soldats portoient dans les marches, surtout du tempsde l’ancienne République. Polybe en décrit soigneusement la forme, &la maniéré donton les lioit ensemble pour en faire une barrière impénétrable. Comme ils entouroientencore leur camp d’un fossé, ils plantoient ordinairement cette haye de palissades sur lebord du fossé au pied du rempart qu’ils élévoient des terres du déblai. Dans les récitsque les historiens nous font des attaques des camps, ils représentent souvent les ennemisfaisant leurs plus grands efforts pour arracher ces palissades. Voici comme Polybedétaille les circonstances de l’entreprise d’Annibal Commendant d’Agrigente, dont lestroupes tentèrent de pénétrer dans le camp Romain.
Ces palissades étant appellées valli, toute la barrière qu’elles formoient jointes en-semble, avoit le nom de vallum & de vallus. Les Grecs appelloient de même lespalissades x-e«---5 & l’enceinte qu’on en faisoit On ne borna cependant pas long-
temps la signification de ces termes à la feule défense des palissades. On s’accoutumabientôt à nommer egalement le rempart même vallus & z*?*?. Les langues étant for-mées avant l’invenrion de l’art de la guerre, les premiers maîtres de cet art, au lieu de for-