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Vol. II.
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DÉFENSE

p»g* z s.

Vegeee lib18. ch. 7.

Institut.Mi-lit. de l’Em-percur Lé-onTom.II,P. 48.

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a été intrus par quelque copiste. La conjecture de ce grand critique n’est pas destituéede toute vraisemblance, car il paroît qu’après s’être servi du terme général de tormen-ta César n’avoit plus besoin de nommer encore la catapulte.

Au reste ce n’est que dans ce seul endroit des commentaires de César & dans un autred’Hirtius, qu’il est fait mention des catapultes. Ces auteurs se fervent ordinairementdu terme général de tormcnta . Le Chevalier de Lo-looz montre trop qu’il n’est quepeu versé dans la lecture des commentaires de César, lorsqu’il dit, que dans vingt en-droits il y attribue à la catapulte le jet des pierres, & à la baliste celui des traits ou dessoli vaux armés d’un foc de fer fondu.

CHAPITRE VIL

De la. tour de briques construite pendant le fiege de. Marseilles.

I L s’agit dans ce chapitre d’une haute tour en maçonnerie, que les aíîiégeans construi-sirent devant Maríèilles, tout près du mur de la ville, & par conséquent à la portée destraits des machines. L’idée de son mécanisme paroit être prise de quelques unes deces tours mobiles, qui en Rapprochant des murs, ne présentoient d’abord qu’un ou deuxétages, mais dont d’autres qui y étoient renfermées, s’éle'voient à l’aide de machines pré-parées en dedans, jusqu’à dominer les murs même de la ville.

César en exposant la construction de cette tour n’a donné qu’une idée générale deson méchanisme. L’objet de sa narration ne lui permettoit pas d’entrer dans le détail detous les ressorts & de toutes les minuties de l’exécution. Un auteur qui entreprendd’en faire la description après le récit de César, ne doit certainement pas s’en écarter,mais il faut quelquefois, pour développer tout le sens de son original, qu’il fasse men-tion de certaines circonstances que César n’a fait que sousentendre, & qu’il les expose demaniéré qu’on sente qu’elles étoient nécessaires pour produire l’effet, dont il est question.L’exposé que j’en ai fait dans mes mémoires, est très conforme au texte, & des connois-, seurs en ont été contens. Mr. de Maizeroy, en donnant en abrégé une idée de cettetour, a rencontré à peu près dans les paroles du texte le sens que j’avois développé.

C’est le Chevalier de Lo - looz qui veut persuader au public, que je n’ai rien com-pris à la description que fait César de cette tour ; que celle que j’en donne est un tistud’erreurs, & d’absurdités & que lui seul est en état de l’expliquer. Pour réuílìr danscette entreprise qu’il annonce avec tout l’orgueil d’un apprentis littérateur, il a recoursLux artifices qui caractérisent sa critique d’un bout à l’autre.

II commence par paraphraser le passage dans lequel César détaille le mécanisme decette tour. Pour mettre au fait de la matière ceux de ses lecteurs qui n’entendent pasassez la langue, il n’auroit fallu que traduire fidellement Fauteur & ne pas aider à la let-tre. La plus mauvaise maniéré de traiter les anciens auteurs, & qui est en même tempsune vraie ressource pour les faux critiques, c’est fans doute celle de les paraphraser. Necomprenant pas le I ens du texte, ou le trouvant contraire à leurs opinions, ils tachent

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