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Vol. II.
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DES MÉMOIRES MILITAIRES

y attache pour servir de prise aux forces qui doivent les remuer. En combinant ces no-tions avec ce que César dit de ces deux sablières assemblées en croix & attachées audessous de la plateforme, (n. 6.) que c’étoit par elles qu’on la haussoit & qu’on la sus- Fi s-pendoit, il m’a paru que ces prehenjîones. au moyen desquelles il est dit qu’on produi-soit cet effet, ne pouvoient être que des supports ou de gros piliers de bois, dont l’unétoit attaché au milieu où les deux íàblieres se croisoient, & les quatre autres aux qua-tre .bouts (n. 7.) Tant que la plateforme reposoit sur les quatre murs, les deux sabliè-res ne portoient rien, mais dès qu’on vouloit la hausser & la porter en Pair,, il falloitnécessairement suppléer aux murs par d’autres points d’appùi & étançoner cette plate-forme d’une maniéré conforme à son équilibre.. Ces cinq stipports ou piliers rem-plissoient cet objet & se prétoient également à faction des crics & d’autres machinesqu’on a dû mettre en œuvre pour soulever toute la maílè-

II est dit dans le texte que les deux sablières en croix étoient posées fur le plancherdu premier étage, non longe ab extremis parìetibus _ J’ai rendu ces derniers motsà une petite distance de l’à plomb des murs intérieurs . Dans ce sens les quatre boutsde cette croix rassemblés vraisemblablement par des bois de traverse, auroient été ajus-tés de maniéré, à s’emboiter dans la cavité de la tour. Supposez cependant qu’onprenne Vextrernis parìetibus pour le revêtement extérisur des murs, cette enchassure.n’auroit pas eu lieu, mais les supports n’auroîent pas moins été attachés, aux deux sab-lières , de façon qu’ils se seroient mus dans les quatre coins de Pintérieur de la tour.

Je me flatte, en interprétant le texte de cette maniéré, d’avoir aílèz bien saisi lesens de fauteur, & je fuis confirmé dans cette idée par les objections même du che-valier de Lo-looz toutes également frivoles & mal fondées, comme on le verra si onse donne la peine de lire le reste de mon discours.

Mon Critique me demande pourquoi j’ai stxê à un pied VexhauJJement de la ma-çonnerie du plancher. Je réponds, parceque César dit qu’on. posa les deux sablières furle plancher du premier étage, & pardeíîùs ces sablières, des solives qui débordoient lesmurs. Ces murs ne pouvoient donc être élevés dans ce moment au deííùs du plan-cher, aue d’un pied, ou tout au plus d’un pied & demi, d'autant à peu près.que l’épais-seur de ces deux premieres sablières fur lesquelles étoient posées les solives qui débor-doient ces murs.

Qu’esi-cc que c est, demande-t-il encore que ces cinq mont ans, & ces cinq trouspratiqués au travers du premier entablement? César en dit-il un seul mot ì II n’estpas étonnant que le Chevalier n’en ait rien trouvé dans le texte, parcequ’il est bien cer-tain qu’il n’y a rien compris. César en décrivant le méchanisme par lequel on hauííbicl’énorme plateforme de deííùs les murs, dit: Turrìs teclum per je Ipsum prehenfionibusex contignatione prima suspendere ac tollere coeperunt. Ne falloit-il pas rendredans la traduction ou développer dans la paraphrase dedans le commentaire ce que signi-fie Turris teclum per se ipsum suspendere, & les prehenfiones par lesquelles on souleva& suspendit au dessus des murs le toit de la tour? Voici comme mon critique a rendu

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