DÉFENSE
Yoyez laïlanch.XV,
Yoyez laW. XV.
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murs de la ville, du côte' de l’orient, & se couvrit d’un fosse' & d’un rempart revêtud’un mur de pierres seches de íìx pieds de hauteur.
CeTar Payant suivi de près, vint le lendemain en présence de l’ennemi : il vit biend’abord que le poste qu’il occupoit étoithors d’insulte ; mais il ne crut pas impossible d’en-fermer son ennemi sur cette montagne, en l’entourant de bonnes lignes & de le forcer,ou à décamper à temps, ou à s’exposer à toutes les suites d’une disette inévitable pour80000. hommes d’infanterie & 15000. de Cavalerie qui étoient venus à l improviste sejoindre aux habitans d’une grande ville.
César, en exposant les circonstances de cette grande entreprise de'crit avec beaucoupde clarté l’affiette des lieux, & toute la disposition du local. Rien n’augmente tantl’inte'rêt que la postérité' prend aux grands événemens qui font arrivés alors, que la vé-rité de cette description constatée par la connoiííànce de l’état présent de ce même ter-rain, que le temps n’a pû changer. Mr. d’Anville a rendu aux militaires le serviced’en donner dans ses éclaircissemens fur l’ancienne Gaule, un plan dressé d'après le des-sein de Dom Jourdain Religieux Bénédictin. Je l’ai conféré avec la carte de cette partiede la Bourgogne ou est le mont Auxois, levée fous la direction de Mrs. Castini, Camus& de Montigny de l’Académie Royale, & insérée dans le grand Atlas Royal politique& militaire que le Sr. Julien vient de publier. Ces deux cartes diffèrent un peu ]’ une del’autre, & il m’a paru que le plan que f ai dressé de ce terrain d âpres la carte de Casti-ni, répondoit encore plus exactement à la description de César que celui du Bénédictin.Je le mets fous les yeux du lecteur, pour concilier à mon exposé toute l’évidence possible.Les personnes sensées remarqueront aisément, que de pareilles pieces éclaircissent bienmieux la matière que ne le font ces beaux profils, ce tracé des lignes & ces echelles,qu’imagine à son aise & contre toute vraisemblance un Chevalier de Lo-looz, sanscomprendre même les termes de son auteur, & sans combiner les temps & les lieux.
César dit: Ipsum erat oppidum in colle summo, admodum edito loco, ut, nifiobsidìone, expugnarí pose non videretur, cuius collis radices duabus ex partibus flu-mina Jubluebant. Ante id oppidum planities circiter III. millia pajsuum in longi-tudinem patebat, reliquì , ex omnibus partibus colles, mediocrì interjeclo fpatio parialtitudinis fajìigio oppidum cingebant: La ville même étoit située sur le haut d’un co-teau fort élevé, en sorte qu'il crut ne pouvoir ! emporter autrement que par un siégé<n forme . Au pied du coteau couloit de chaque côté une riviere. II y avoit devantla ville une plaine cCenviron gooo. pas de long; tout le reste étoit environné de co-teaux peu éloignés de la place £? ausii élevés que celui Jur lequel elle étoit asiije. fin jet-tant les yeux sur la carte, on reconnoitra dans le mont Auxois oii est aujourd’hui Alise,le coteau fort élevé, dont César parle, & sur lequel la ville d'Alesia étoit assise. Lesdeux petites rivières qui coulent des deux côtés de ce coteau lelon la direction indiquéedans le texte, font l’Oze oc l’Ozerain. Les hauteurs dont Céíar dit qu’eiies entourent enpartie la montagne d’Alésie, font du côté du Nord, celles qu’on rencontre entre Ments-treux le Picois, & Buisi le grand \ du côté d’Orient c’ell en partie la hauteur qui est près