DÉFENSE
Voyez 1»Planch.XV.
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sar les hauteurs & fur tout le terrain qu’il embrassa pour lors de ses lignes, à dessein Ren-fermer l’arme'e de Pompée *). Celui-ci pour s’y opposer en éleva auílì au nombre de24. dans un contour de quinze mille pas**), & ce ne fut pas fans de grands combats qu’ostprit ces postes en face & à l’envi P un de l’autre.
César établit donc ces redoutes comme près de Durazzo, de distance en distance,auílì. bien fur les hauteurs que dans les fonds, comme entre la montagne près d’Arcey & leMont Pevenelle, & principalement dans cette plaine qui s’écend depuis le mont Draaux,dans un espace de plus;de trois mille pas, jusqu’à celui qu’occupoient les deux légionsfous les ordres de Caninius & d’Antistius. La fuite du récit fait voir qu’il y avoit lorsde l’attaque des lignes, trente huit Cohortes postées dans les redoutes de la plaine, dontil y en auroit eû par conséquent jusqu’à neuf ou dix, à compter quatre Cohortes par re-doute.
Des camps retranchés partoient selon leur tour les Grand’gardes très considérables,pour faire le service dans les redoutes, ainsi que des piquets qu’on détachait pour veillerpendant la nuit aux entreprises de l’ennemi. ***) La fuite du récit de César nous fait voir,que ces mêmes redoutes étoient autant de places d’armes, où au premier signal de l’ap-proche de l’ennemi, les cohortes se rendoient, selon Pastîgnation qui en e'toit faited’avance, & que c’étoit par leur moyen que les troupes sc diltribuoient pour la défensedes lignes.
A peine César avoit-il fait commencer ces travaux, que Vercingetorix sc présentaavec fa cavalerie dans cette plaine, entre le mont Druaux & celui où est Menestreux lePitois. Il se livra pour lors uu combat très opiniâtre, où César fit avancer une partiede ses légions pour soutenir la cavalerie. Les Cavaliers Germains, décidèrent ce combat, ÔCles Gaulois furent repoussés avec perte, & s’enfuirent dans leur camp.
César poursuivant toujours son plan d’enfermer l’armée des Gaulois, il paroit assezqu’il tint pour lors la même conduite qu’on le vit tenir dans la fuite près de Durazzo.11 est dit : comme le camp ennemi êíoit environné de montagnes , ù de coteaux trèsroides , il commença par s’en saisir , & par y faire bâtir des forts , où. il mit de bonscorps de garde. Se réglant enjuite selon la nature du terrain il tira d'un fort à Vautredes lignes de communication, & entreprit de cette maniéré d 1 enfermer Pompée. ****)César en prenant ici les mêmes mesures, s’occupa auílì à joindre tous ses forts par debons retranchemens, autant que Paillette des lieux le permettoit. Mais l’exécution decette entreprise n’étoit ni promte ni aisée. On avoit à travailler sur un terrain difficile,
*) Quitus rébus cognitis Caefar confilium eapit ***) Ch. 69. Quitus in caftellis interdiu flationes
ex loci naturel. Erant tnim etreutn cajìra Pompcii difponebantur, ne quasubito eruptiofieret ; kœc ca-permulti editiatque usperi colles , U os primum prce~ dem noclu excubitoribus ucfirmis preejidiis tenebantur •fidiis ternit; castellaque ibicommuniit. ****) DeBel.Civ. III.43. Casiellaque ibi com-
**) Cajlellts enitn JCJCIP.ejscclis, -KP.tnillix munìitz inde ut loci cuiusque naturel je rebut, etc
pajsuum. circuitu complexut. caflello in eastellum perduda munitisne, circumvah
lare Pompeium injhtuit .