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Vol. II.
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DES MÉMOIRES MILITAIRES. 49 ;

& entrecoupé par des hauteurs & des vallons: l’étendue qu’il en embrassoit avec sesredoutes étoit de plus d’onze mille pas de circonférence. Comme il le dit lui même,& comme on peut le voir dans la carte ci-jointe. II falloit en même temps qu’une par-tie de ses troupes restât toujours fous les armes, pour faire face aux Gaulois campesencore fous les murs de la ville, & il se pastà bien du temps avant d’avoir aílèmble dansles environs les matériaux nécessaires & tous les pioniers qu’on eût dans la fuite.

Vercingetorix voyant de fa montagne les travaux de César & ne laissant pas d’enapprofondir le but, n’ofa plus décamper en présence de toutes les forces del’ennemi, decrainte d’être défait fans ressource. II résolut d’y rester & d’engager ses compatriotespar Pintérêt qu’ils dévoient prendre à íà conservation, à venir à son secours avec unegrande armée capable de le dégager. A cet effet il renvoya toute fa cavalerie, dont lasubsistance Pauroit embarrassé, & la chargea en partant de représenter aux autres Gaulois,la situation critique de íes affaires, & la nécessité de le sécourir au bout de trente jours,jusqu’oìi pouvoient durer les vivres qu’il avoit amaííes.

César n’ayant pas à beaucoup près achevé les lignes de communication entre ses re-doutes , cette cavalerie Gauloise se sauva sans peine. J’avois dit dans mes mémoires& d’après le texte, qu’elle paííà heureusement entre les quartiers par les endroits oìion n’avoit pas encore tiré la circonvallation. C’est fur ce paíîàge que roule presque tou-te la critique de mon adversaire. II veut à toute outrance, que j’aye confondu ici la con-trevallation avec la circonvallation, & m’accuse, en conséquence de cette erreur préten-due, d’ignorance & de bévues. Mais pouvois-je confondre une ligne avec l’autre,lorsqu’il n’y en avoit qu’une feule d’e'bauclie'e, & étoit-ce une faute si grossière que de l’ex-primer par le terme général de circonvallation, tandis qu’il ne s’agissoit pas encorede la ligne de contrevallation? Toutefois, s’il y avoit à redire à l’employ de ce termeen cette occasion, j’ai distingué ces deux lignes avec toute l’exactitude nécessaire dansla description que j’ai faite dans la fuite de mon exposé.

Il ne m’est pas si aisé de justifier cet autre paíîàge de mes mémoires que le Chevalierde Lo-looz attaque, & dans le quel je dis que César divisa son armée en vingt & deuxquartiers établis fur les hauteurs, & fortifiés par de bons retranchemens. Je sens asterque cette description ne répond pas exactement à ce que César entend par Cafiella f & jene laistè pas de profiter de la critique du Chevalier pour corriger cette faute. C’estdommage qu’ayant eû assez d’eíprit pour la relever, il n’en ait pas eu assez, pour effa-cer la définition de ces forts, qu’il y substitue de son chef.

César averti par les prisonniers & les transfuges du plan & des espérances de Ver-cingetorix & connoissant Pesprit qui animoit pour lors les Gaulois, conçut d’abord danstoute ion etendue la grandeur de 1 entreprise a la quelle il s’étoit engagé, ainsi que la né-cessité de faire inceííament de nouveaux ouvrages, & de leur donner à tous le degréde force & de solidité que les circonstances éxigeoient.

César dit lui même qu’ayant embrassé avec sa ligne un terrain de prés de 11 ooo.pas (environ 8 300. toises) de circonférence, il ne lui étoit pas facile de la garnir sustiLm-