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Vol. II.
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DÉFENSE

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gunt atque aggere expient; feque ad cruplionem atque omnes c a Jus comparant: ainfiayant fait sortir leurs troupes, ils se postent devant la ville , comblent le fossé qui étoitle plus proche d’eux, de clayes & de terres, & se préparent à une sortie & a tous lesévénemens. II me paroit que ces paroles prouvent fans répliqué que les Gaulois nerencontrèrent pas d’obstacles dans le comblement de ce fosse, & qu’il étoit, comme jeI’ai dit au moment qu’on alîoit attaquer la ligne de contrevallation, fans défense &hors de la portée des machines drefíees fur le rempart. Par conséquent tout ce que le cri-tique dit du temps perdu par les Gaulois dans le comblement des fossés, que César appelledans le passage cité par lui, priores fosfas, ne regarde que les piégés, le fossé de cinqpiés, & celui de 1 5. de profondeur, dont César avoir encore défendu l’accès de sonrempart, & n’a aucun rapport à celui dont il s’agitici, & qu’ils avoient comblé fans ob-stacle, dès le moment qu’ils s’étoient proposés d’attaquer la ligne.

II faut donc que le texte soit altéré, lorsqu’on lit 400. piés pour autant de pas. Rienn’est plus commun que ces méprises des copistes, lorsqu’ils avoient des chiffres ou desmesures à exprimer qu’ils n’indiquoient souvent que par les lettres initiales. Une preu-ve certaine qu’on l’a fait en cette occasion, c’est que l’ancien traducteur Grec des com-mentaires de César sur la guerre des Gaules, qui précédé toutes les éditions, & qui a tra-duit son auteur sur un code manuscrit très authentique, détermine la distance entre cefossé & la ligne de contrevallation à trois stades ou 3 7 S - pas Romains *). Il est doncbien clair qu’il n’y avoir pas txouvé les 400. piés que nos éditions portent. Cette tra-duction Grecque dont Scaliger a cru queMaximus Planudes étoit auteur, sert en plusieursendroits à rétablir le texte qui nous est parvenu rempli de beaucoup de fautes.

Je viens à présent aux deux lignes mêmes de la contrevallation,. dont le dévelop-pement étoit prodigieux. Juste Lipse, Vigenere & d’autres commentateurs ont crûque César fit faire deux sosies à pic de 15. piés de profondeur & d’autant de largeurdevant chacune de ces deux lignes. Le Chevalier Polar d entrevit le premier î’inutilìté &l’absurdité de ces deux fossés. II ri est pas vrai, dit-il, qu’il y eût deux fossés perdusà la circonvallation & autant à la contrevallation, c’est à dire un fossé & un avantfossé; c’est ce qu’on ne voit pas dans le texte. Vous verres ajoute-t-il que Lipse aura prisles duas fosiàs, pour autant de fossés à chaque ligne, au lieu que César entend parlerde celui de toutes les deux. Mais Mr. le Chevalier de Lo-looz emporté par l’envie decontredire, & ne comprenant rien au texte de son auteur prend ici parti, sans en fairesemblant, contre son héros même, & ressuscite toutes les erreurs de ces anciens com-mentateurs, que j’avois suffisamment combattues dans mes mémoires. Et voilà ce quinous 3 . produit ce singulier tracé des lignes de César au blocus d’Alesia dont mon criti-que à fait insérer le plan dans ses inutiles recherches d’antiquités militaires. On y voitencore ces deux sosies a fond de cuve à 40. piés l’on de l’aurre; l’un à la surface du ter-

*) náïTK « à M rsír», r* de César de Jungerrmmn publiée à Francfort itìoG.

w ft» in-wíïuro. F insipide panégyripe de mon critique a pris F éditeur

Cette version Grecque se trouvant dans Védition pour l’auteur mémt de la version.