DES MÉMOIRES MILITAIRES.
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tous côtés ses lignes. Voilà le véritable sens de la narration de César, dont mon critiquen’a eû que des idées fort confuses.
Le plan que j’ai dressé de ces lignes fondé uniquement fur les notions exactes de fê-tât présent du pays, combinées avec la description de César, éclaircira aussi toutes lescirconstances que ce grand homme rapporte fur la maniéré dont les Gaulois les attaquè-rent, & dont ils furent repouílés. Leur armée forte de 240000. hommes d’infanterie& de 8000. de cavalerie commandée par les chefs les plus expérimentés & les plus zéléspour la liberté, arriva devant les retranchemens à peu près la cinquième semaine aprèsle départ de la cavalerie de Vercingetorix. Elle occupa d’abord les hauteurs à l’occidentdu mont Auxois, près de l’endroit nommé Muííy la Foílè, & qui s’étendent jusqu’à Len-tilly & Grignon. César nomme cette montagne Collis extcrior pour la distinguer desautres hauteurs dont la ligne de circonvallation embrassent au moins une partie , & quiétoient plus près d’Alésia. On lit dans les éditions que ces montagnes étoient à unedistance de 500. pas des retranchemens des Romains ; mais les meilleurs manuscrits mar-quent mille pas, ainsi que le traducteur grec huit stades, distance à la quelle répond auísiexactement la carte ci-jointe.
Le lendemain toute la cavalerie des Gaulois se présenta en bataille devant cettepartie de la circonvallation des Romain; qui pafíòit par la plaine, dans ce terrain uni quela Brenne traverse, entre la montagne qu-ss avoient occupée prèsdeMussila Fosse & cel-le où est Menestreux le Pitois, & où les deu^'gmns de Caninius & d’Antistius étoientcampees. Differens corps d archers & de troL^ es segeres s’étoient avancés avec la ca-valerie , a dessein ae la seconder pendant le comba, L’infanterie se posta íùr la mon-tagne & íe cacha autant que le terrain le permettoit.
La joye des Gaulois enfermés fur le mont Auxois éton extT £ m e ] a vue d e toutes cestroupes arrivées à leur secours, & qu’ils pouvoient aisément distinguer du haut de leurmontagne. Pleins de reconnoissance pour l’intérêt que leurs compatriotes prenoient àleur conservation, ils ne pensoient qu’aux moyens de seconder i» irs efforts, & de sepréparer aux vigoureuses attaques de ces lignes qu’ils dévoient nécff a jrement percer,pour se délivrer de la triste nécessité à laquelle ils étoient réduits.
César de son côté ne prit pas moins ses mesures pour résister à tant de ^rçes, & fitmarcher les cohortes aux postes qu’il leur avoir assignés. II lui parut d’ab. r st néces-saire de faire sortir des lignes toute fa cavalerie pour faire tête à celle des Gallois quisembloit le défier. Le combat qui se donna en cette occasion fut des plus opiniâtres &dura depuis midi jusqu’au soir, sans qu’on eut de part & d’autre de grands avantage.Les escadrons des Germains se réunifiant à la fin, & fondant à la fois fur les Gaulois déci-dèrent la victoire en faveur des Romains. Les troupes légeres furent en grande partietaillées en pieces, & les Romains ayant poursuivi les Gaulois jusqu’au pied des hau-teurs retournèrent victorieux dans leurs lignes. Les troupes répandues des deux côtésfur les hauteurs voisines avoient pris part à ce combat, qu’elles avoient vu d’enhaut.Tome IF. SSS
Voyez UPl»n XV.