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Vol. II.
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DÉFENSE

r tic.

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nir à ion secours. J’ai débrouillé dans mes mémoires d’une maniéré qui ne laiílè aucundoute, cette circonstance qui n’est pas énoncée dans le texte. Raíluré par ce renfortconsidérable, Labienus prit le parti de sortir lui même de ses lignes, & de se présen-ter aux Gaulois l’épée à la main. Le combat fut des plus sanglans & des plus opiniâ-tres. César y survint en personne avec de nouveaux renforts, mais ce ne fut que la ca-valerie qui décida l’aíFaire, en se jettent sur les derrières des troupes de Vergasillaunus.Elles prirent pour lors la fuite & laissèrent César maître de tourner toutes ses forcescontre Vercingetorix. Mais ce malheureux Général remarquant la défaite de Vergasil-launus , ne put plus se flatter de résister seul aux Romains. II fit íà retraite & se renditensuite au vainqueur.

César dut sa victoire autant à la mauvaise conduite des Gaulois qu’à la valeur deses troupes & à la bonté de ses lignes. Commius resta avec 180000 hommes simplespectateur des combats, & ne tenta rien pour faire diversion à l’ennemi. S’il avoirformé une attaque semblable à celle de Vergasillaunus du côté du mont Druaux, & s’ilavoit employé une autre partie de ses troupes à donner l’aflàut aux retranchemens de laplaine, César n’auroit pû ramaíscr toutes ses forces, pour faire tête aux efforts de Vercin-getorix, & de Vergasillaunus. On voit par son récit, qu’il avoit rassemblé presque tou-te son armée sur les deux montagnes que ces deux Gaulois attaquèrent, & que quoi-qu’il y employât presque toute son armée, il courut risque d’être forcé, & de voir ses re-tranchemens emportés. Comment sc scroit-il tiré d’affaires si Commius eut formé &exécuté deux autres attaques avec le grand nombre de troupes, qu’il avoit à ses or-dres?

Le détail de ce blocus d’Alésia & les circonstances de l’attaque & de la défense de ceslignes font très remarquables, & propres en tout temps à servir d’instructior. aux mi-litaires. Mais un plan de la façon du Chevalier de Lo-looz, & son raisonnement va-gue & mal combiné en feroient perdre tout le fruit. C’est le comble de la présomtionque d’écrire sur des matières d’antiquité, lorsqu’on n’entend ni la langue ni les usages desanciens.

CHAPITRE IX.

Des Pas Romains .

M on critique parle des pas Romains, comme un homme qui ne fait que com-mencer à lire les anciens auteurs, & à qui les objets les plus ordinaires pa-roissent nouveaux. Cent fois, dit-il, je me fuis repenti d? avoir entrepris ma nouvel-le traduction de César, d’autant plus que je me trouve très souvent dans la nécessité derejetter les opinions des tacticiens qui niont précédé. II y en a qui prétendent queles pas dont parle Céjar dans le détail des ouvrages d’Aléjîe font des pas militaires de30. pouces & non pas des pas Géométriques de $■ P^ es Romains. Je défie le Chevalierde me citer un seul tacticien & auteur raisonnable, qui ait confondu comme il le prétend,le pas de 3 o. pouces avec le pas géométrique. Ayant lû quelque part que les anciens