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Vol. II.
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D Ê F E N S E

que. Cleandridas étendit le front de sa Phalange à k maniéré des Grecs pat le dou-blement des rangs, en faisant passer les soldats des rangs íuivans dans ceux qui les pre-eédoient. J’aurois donc copié une erreur q/on auroit eû droit de me reprocher.

Mon Critique me demande pourquoi supposer gratuitement que Les Cohortesétoìent fur neuf rangs? & ajoute que c’est renverser sordonnance Romaine, & renon-cer au nombre pair qui étoit observé chez les Grecs & les Romains, parcequ’il étoitpropre au doublement & au dédoublement. Quel est donc l’Auteur qui assure positive-ment que les Romains rangeoient leurs Cohortes íiir huit ou fur dix rangs ? Frontin estle seul qui rapporte comme une chose singulière que Pompée mit ses légions fur dix hom-mes de profondeur à la bataille de Pharsale. Ni Polybe ni Tite Live ne font mentiondu nombre des rangs dans le détail qu’iìs font de sordonnance de la légion. A ce qu’ilparoit méme par dissérens exemples que j’ai rapportés dans ma dissertation fur les mar-ches des Romains, les Généraux prenoient la liberté de disposer leurs cohortes selon lescirconstances fur plus ou moins de rangs. En consultant les écrivains du temps desEmpereurs, on voit Arrien ranger ses légions fur neuf rangs. Ve'géce parle d’uneordonnance de six hommes de profondeur, & Josephe dit des légions de Vespasienqu’elles furent rangées de la même maniéré. ^

Si, pour prouver que je renverse sordonnance Romaine en renonçant au nom-bre pair, il cite Arrien & Elien, il oublie que ces deux auteurs ne traitent que de laPhalange, fans nous instruire de ce qui regarde la légion. Au reste il n’est pas étonnantqu’ayant ignoré la division originaire de la cohorte en trois manipules, il insiste fur cenombre pair comme fur la base de toutes les divisions de la légion. *

■ Si mon critique me demande ensuite, pourquoi f altère la profondeur de la légionen disant qu'après Vextension de la ligne de César, les cohortes étoient fur fix rangs& s il dit, que dans toute l histoire Romaine je ne pourrai citer une feule circonstanceoh les Romains ayent combattu fur fix rangs, je lui réponds non feulement que j’ai pardevers moi l’exemple des légions de Vespasien, dont Josephe dit expressément, qu’el-les étoient rangées fur six rangs ; mais je le somme à mon tour de produire un seul écri-vain de santiquité qui atteste positivement que les cohortes ayent été fur huit hommesde profondeur. U a beau dire que les légions de César savoient été à Pharsales c’estune de ces anecdotes que Tarut-Paternus, Adverses, ou Cornélius Celfus lui aurontfournie. Les auteurs de santiquité qu’on connoit, n’en disent mot.

Je ne nie pas à caisse du silence des auteurs à cet égard, que les cohortes n’ayentété rangées quelquefois fur dix & fur huit hommes de hauteur. J’ai trouvé même dansde certaines combinaisons que l es circonstances de k formation primitive des cohortesm’ontiait faire, un argument très plausible pour admettre sordonnance à dix rangscomme originairement etabhe & suivie le plus communément. Mais je trouve d’autant plus étrange que mon critique m’accuse fur une assertion si vague & si peu prouve 'ëd avoir renverse 1 ordonnance Romaine, que j’ai dit expressément dans mes mémoire*,que je ne fais q«e supposer ces neuf rangs pour faciliter sexplication de k manœuvre à