D È F E N S E
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dam acìem fere in earum legìonum parte cohortìuin collocaverat, & tertlam aciemin JïniftruTn suum cornu contulerat , & ad aciei fane mediam legione/n porrexerat, nepermettent pas d 1 en douter; & il est très évident que les cohortes rangées en bataillene gardoient pas plus ^intervalles entre elles, qu’il ne leur en falloit pour être distin-guées, & pour donner aux troupes légeres qui dévançoient souvent l’armée la facilitéde se retirer derriere la ligne. J aurai occaíìon dans la fuite d’éclaircir encore mieuxcet objet.
Mon critique croît faire des recherches d’antiquités militaires, lorsqu’il devine.Auííì pour s’en convaincre n’a-t-on qu’à observer, comment il choisit ses preuves.Pour prouver ici que les cohortes étoient range'es en échiquier, il en appelle à l’exempìede la bataille de Mantinée que Phiiopoemen gagna contre le Tyran Machanidas. Ayantdécouvert par le récit que Polybe fait de fa disposition, que le Grec qui vivoit du tempsde Tancienne milice, disposoit sa phalange dans l’esprit de l’ordonnance par manipules ;j’ai dit qu’il paroissoit que ce Général pensoit à combiner par cette nouveauté les avan-tages de la légion avec ceux de la phalange. Mais.les sections de la phalange dans lanouvelle disposition de Phiiopoemen, pouvoient très bien ressembler aux cohortes fansservir de preuve à M. le Chevalier de Lo-looz, que du temps de César celles-ci fussentencore rangées en quinconce avec des intervalles égaux à leur front.
Au reste il est hors de doute que mon critique n’a rien compris à tout le récit deHirtius. Celui-ci dit expressément, qu’il n’y avoit que la gauche de Céíàr qui fût furtrois lignes, uti sinìstrum suum cornu triplex ejset, & le Chevalier prolonge la secon-de & la troisième ligne jusqu’au delà du centre; & c’est le résultat de la mauvaise inter-prétation de ces mots: ad acieisuae mediam legionem porrexerat. II soutient contre lesens le plus clair & le moins incertain du texte que secunda & tertia acies n’avoientde rapport qu’à l’atle droite; il interprète ex tironum Iegionibus paucas adjecerat par illes faifoit soutenir par les légions de nouvelle levée , comme si le mot seul S adjece-rat ne s’opposoit pas à une pareille signification. Ayant même attrapé dans quelquemauvaise édition la leçon imaginée par Fuîvius Ursinus, & combattue par d’autres sa-vans: circa ipsum autem dextrum cornu, au lieu à'ipsum autem dextrum cornu, il s’estmis dans Timpostibilité de se faire une idée des dispositions de ce grand Capitaine. Ilhazarde à la sin lui même des corrections dans le texte qui ne trahissent que trop, lepeu de connoiflànce qu’il en a. Ayant une fois avancé que César avoit douze légions, ils’est vû gêné par le nombre de huit dont Hirtius décrit l’emplacement dans l’ordre de ba-taille. H a donc tâché, en séparant les chiffres, d’en faire naître deux autres, íàns pen-ser, que, si ces corrections étoient justes, elles renverseraient Tordre de la narration, &qu’à la bataille de Thapsus, oh on voit paraître le même nombre de légions, il fau-drait encore recourir à de pareilles corrections. Ne comprenant pas, pourquoi Césaravoit laisse trois légions au camp, il en raisonne à sa maniéré du ton d’un vieux Docte uren tactique, tandis que Hirtius dit nettement qu’il n’y en avoit qu’une feule qui fûtrestée. Non obstant toutes ces incongruités il n’ a pas laissé de dresser un beau plaa