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Vol. II.
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DÈFEN SE

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sant successivement d’un mois à l’autre. Les Pontifes étoient charge's du soin d’y remé-dier de temps en temps par des intercalations extraordinaires; mais on fait ce que Sue-tone, Dion, Macrobe, Cenforin & tant d'autres auteurs disent de Pabus qu’ils en fai-foient pour prolonger & pour raccourcir les années selon leur caprice, ou lélon leursvues d’intérêt & de politique. Voilà ce que lé Chevalier de Lo-looz auroit dû expli-quer pour mettre le lecteur au fait des causes de cette íinguìiere discordance de l’an-née Romaine avec l'année solaire, dont l’histoire offre quelquefois des exemples.

D'après ce détail , dit - il, il est évident que le calendrier de Numa en Cannée queCésar en fit la correction ayant avancé de Qo. jours, il auroit fallu rétrograder de y 8.d yg. jours pour avoir une époque qui correspondit au calendrier Grégorien, en /orteque le premier des calendes de Janvier du vieuxstile n’étoit que .le 14. Oclóbre du nou-veau. Rien n’est moins évident que cette supputation qui a induit en erreur Calviíius,Usserius & d’autres, & on pourra voir dans ma dissertation fur l’année Romaine les rai-sons invincibles qui avoient déjà autrefois engagé Dion Caílìus à réduire les jours qui fai-soient la différence des deux calendriers au nombre de 4;. jours.

hiais supposez qu’il y eût; ces éy. jours ,à intercaler dans Tannée de confusion, c’està'dire Tan 708- de la fondation de Rome, pour faire accorder Tannée Romaine avecTannée solaire; qui garantira à mon critique, que ce fut encore ce même nombre de jours,qui en 69 6. lorsque les Suisses firent cette expédition, altéra Tannée? Les Pontifes dontles intrigues donnoient lieu à ces désordres, ne pou voient - ils pas avoir fait des change-Me’m. mens dont l’effet eût été de rapprocher les jours de leur véritable place ? Mr. de la Nau-•ífinscr. zg p a p rouye ' incontestablement dans fa savante dissertation sur Tannée Romaine, &T ’ ' quoique je ne sois pas d’accord avec lui fur les causes de ces variations, je n’en recon-nois pas moins la vérité du fait. Ainsi il est incontestable qu’en 700. le calendrierRomain ne différoit plus que de sept ou de huit jours, de celui que César établitlib. IV. dans la suite. Cicéron marque à Atticus que son frere Quintus, & César même lui«k- * 7 - avoient écrit d’Angleterre, que ce seroit le 6. avant les calendes d’Octobre ou le 25. deSeptembre qu’ils repasseroient la mer avec la flotte. Comme César dit dans ses com-De Bel.Gal. me ntaires, qu’il se mit en mer peu de jours avant TEquinoxe *), il est manifeste que laV ’ différence du 20. de Septembre qui étoit le jour de l’Equinoxe au 2 5. du même mois quiest celui dont il est fait mention dans la lettre de Cicéron, n’étant que de cinq jours,les jours du calendrier Romain ne s’éloignoient pas dans cette année, de plus de septà huit jours de ceux du calendrier réformé dans la fuite.

Comme ce ne fut que de quatre ans que Témigration des Suisses précéda I’expédi-tion de César en Angleterre; il n'y a rien qui nous autorise à croire, que les deux an-nées de 6 g 6. & de 700. différassent de plus de quatre jours, qui dans chaque annéeexcédoient, comme on l’a dit. Tannée solaire. Cette circonstance & bien d’autresqui concourent à prouver le rapport des mois Romains de Tan 69 6. avec les mois de

*) Ne anni tempore a. navigatione excluderetur quoi œquinodium fuberat.